A

Antoine Laumet de la Mothe, Sieur de Cadillac (1658-1730) Antoine Laumet de la Mothe, Sieur de Cadillac (1658-1730)
Armand François Marie de Charbonnel (1802-1891) Armand François Marie de Charbonnel (1802-1891)
ALMANDA WALKER-MARCHAND, MBE 1868-1949 ALMANDA WALKER-MARCHAND, MBE 1868-1949
Albert Régimbald 1915-1980 Albert Régimbald 1915-1980
ANDRÉ PAIEMENT 1950-1978 ANDRÉ PAIEMENT 1950-1978
AMÉLIE HIEN (N.D) AMÉLIE HIEN (N.D)
ARIELLE KAYABAGA (N.D) ARIELLE KAYABAGA (N.D)

Antoine Laumet de la Mothe, Sieur de Cadillac (1658-1730)

Ce grand personnage de la Nouvelle-France porte plusieurs titres, Seigneur en Acadie, Capitaine des troupes de la marine, enseigne de vaisseau, commandant de Michillimakinac, fondateur de Détroit, gouverneur de la Louisiane. Pour d’autres, il s’agirait aussi d’un personnage rusé, aventurier, contrebandier, insubordonné, arrogant et irresponsable. Reconnu comme le fondateur d’une des grandes villes américaines, soit la capitale du Michigan, son nom fut retenu par la compagnie General Motors qui nomma une grande marque de voitures en son nom. Arrivée en Acadie : Vers 1683, il s’installe à Port-Royal (Annapolis Royal, N-É), ou il reçoit en concession une seigneurie sur la rivière Douaguek (rivière Union, Maine). En 1684, il participe à l’expédition de M. de la Barre contre les Iroquois. En 1691, il s’établit à Québec avec sa famille et s’attire la faveur du gouverneur Frontenac qui le nomme lieutenant dans les troupes de la marine. En 1693, il est nommé capitaine puis, l’année suivant on lui offre le commandement du fort Michillimakinac. Colonisation : À la tête du fort Michillimakinac, alors le poste de traite le plus important de la colonie, situé à la jonction des lacs Huron et Michigan. Cadillac avait reçu comme mission de s’assurer que les autochtones de l’Ouest restent les alliés de la France et que ceux-ci fassent la guerre aux Cinq-Nations. Bien qu’il ne réussisse pas très bien dans ses tâches, Cadillac se révèle fort adroit dans le commerce des fourrures. Il amasse une petite fortune en l’espace de quelques années. En 1697, après l’abandon du fort sur ordre du Roi, Cadillac est de retour à Québec, passe en France l’année suivante, et soumet un projet de colonisation dans l’Ouest, soit à Détroit. En 1701, malgré l’opposition de quelques administrateurs et marchands de la colonie, Cadillac rejoint Détroit avec une centaine d’hommes. C’est là qu’il fait construire le fort Pontchartrain. Louisiane, et retour en France : En 1710, Cadillac est nommé gouverneur de la Louisiane, alors une des plus pauvres colonies de l’empire français. Attiré par le commerce, Cadillac découvre une mine de cuivre en 1716, en Illinois, et établit des échanges commerciaux infructueux avec le Mexique. En 1717, Cadillac retourne avec sa famille en France où il passe les dernières années de sa vie. Ainsi, né à Saint-Nicolas-de-la-Grave, en Gasconne, Tarn-et-Garonne, Cadillac est l’époux de Marie-Thérèse Guyon et le père de treize enfants, dont la plupart décéderont en bas âge. Il meurt à Castelsarrasin, près de Montauban, France le 15 octobre 1730. Orientation bibliographique et repères archivistiques : Boutonnet, Jean, Lamothe-Cadillac le gascon qui fonda Détroit : 1658-1730, [ville : ?], Guenegaud, 2001. Burton, C.M., Cadillac’s village, Detroit, 1896; A sketch of the life of Antoine de la Mothe Cadillac, the founder of Detroit, Detroit, 1895. Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 68. Hivert-Carthew, Annick, Antoine de Lamothe Cadillac, le fondateur de Détroit, Collection Les grandes figures, Montréal, xyz éditeur, 1996. Zoltvany, Yves F., « Antoine Laumet, sieur de Lamothe Cadillac », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. II, pp. 366-372

Armand François Marie de Charbonnel (1802-1891)

D’abord et avant tout un prédicateur, on reconnaît Armand de Charbonnel comme le
père et fondateur de la province ecclésiastique de Toronto. Pendant son épiscopat,
d’une durée de dix ans, il fit construire 23 églises, organisa la Société Saint-Vincent-de-Paul, créa des établissements importants : hôpitaux, orphelinats, foyer pour
personnes âgées et auberges pour jeunes. De Charbonnel a également fait venir
plusieurs communautés religieuses dans le diocèse pour veiller à l’enseignement, et
à l’assistance sociale. De plus, on lui reconnait la création d’écoles séparées.
Éducation en France :
Il fut ordonné prêtre en 1825 et entra chez les pères sulpiciens en 1826. Le jeune
prêtre enseigne aux séminaires de Lyon, Paris, Bordeaux et Versailles. En 1838 il
décline l’invitation du Cardinal Donnet, qui lui offre le poste de grand vicaire. Un an
plus tard, il refuse la même charge auprès des évêques d’Autun et du Puy. Sa fuite
en Amérique n’arrange rien puisqu’on lui offre un évêché dans une colonie anglaise,
puis la coadjutorerie en Nouvelle-Orléans.
Vie religieuse :
De Charbonnel enseigne à Baltimore. En 1840, il arrive à Montréal et y demeure
pendant sept ans. Atteint du typhus, il rentre en France pour se faire soigner. Le
pape Pie XI le mande à Rome en 1850, le nomme deuxième évêque de Toronto et
le sacre lui-même dans la chapelle Sixtine. En 1856, il obtient la division de son
territoire pour l’érection des diocèses de London et de Hamilton. Français de
naissance et de cœur, Mgr de Charbonnel ne s’était jamais senti à la hauteur de sa
tâche, en raison de l’écart linguistique et culturel qu’il y avait entre lui et ses ouailles.
Il démissionna le 26 avril 1860 et retourne en France.

Retour en France :
Il entre dans l’ordre des Capucins, refuse divers honneurs mais il accepte de servir
d’auxiliaire au cardinal de Bonald pendant 22 ans. Il meurt en France le 29 mars
1891.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 81.
Nicolson, Murray W., John S. Moir, « Armand-François-Marie de Charbonnel », dans
Dictionnaire biographique du Canada, vol. XII, pp. 198-202.
Sylvestre, Paul-François, Les évêques franco-ontariens (1833-1986), Hull, Éditions
Asticou, 1986, pp. 68-69.

ALMANDA WALKER-MARCHAND, MBE 1868-1949

En 1914, au début de la Première Guerre mondiale, Almanda Marchand regroupe des
canadiennes-françaises pour recueillir des fonds afin d’équiper un navire-hôpital à
l’intention des soldats blessés. De ce groupe nait la Fédération des femmes
canadiennes-françaises. Regroupés en section, les membres confectionnent des
vêtements, des pansements, et des tricots pour la Croix-Rouge, dont l’œuvre se
poursuit encore aujourd’hui dans les milieux francophones hors-Québec. La
fédération nationale des femmes canadiennes-françaises à toujours son siège
national à Ottawa.
Jeunesse :
Née à la ville de Québec, son père est anglophone et sa mère francophone. Elle est
éduquée chez les religieuses de la Congrégation Notre-Dame, au couvent Saint Roch
de Québec, et au Couvent Marguerite Bourgeoys à Montréal. Sa famille arrive à
Ottawa en 1890, lorsque son père vient travailler pour le service public.
Philanthrope :
Elle entretient des liens avec des groupes féminins anglophones et francophones. Elle
se sert de ses nombreux contacts pour faire avancer les œuvres philanthropiques,
religieuses et sociales de son organisme. Elle est présidente-générale de la
Fédération des femmes canadienne-françaises pendant 32 années, durant lesquelles
elle cherche sans cesse à venir en aide aux gens sinistrés, démunis ou sans-emploi.
Pendant son mandat, l’organisme ouvre des branches dans plusieurs régions du pays,
et comprends plusieurs milliers de membres. De plus, elle œuvre pour la cause franco-ontarienne en revendiquant des services en Français et en achetant du charbon pour
le chauffage d’écoles bilingues opposées au règlement 17.

Vie :
En 1943, elle est nommée membre de l’Ordre de l’Empire Britannique, en plus d’un
diplôme reconnaissant son dévouement pendant la première guerre remis par
l’association canadienne des vétérans. Elle reçoit aussi la décoration papale « Pro
Ecclesia et Pontifice ». Elle meurt à Ottawa en 1969.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Brunet, Lucie, Almanda Walker-Marchand (1868-1949) : une féministe franco-ontarienne de la première heure, Ottawa, Les Éditions L’Interligne, 1992.
Desjardins, Micheline, Les femmes de la diaspora canadienne-française. Brève
histoire de la FNFCF de 1914 à 1991, Ottawa, FNFCF, 1991.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 382.
Femmes de vision : fiches biographiques et stratégies d’intervention pédagogique,
Lucie Brunet et al., [Ottawa], Association des enseignantes et des enseignants
franco-ontariens, novembre 1991, n.p.

Albert Régimbald 1915-1980

Premier promoteur des Jeunesses musicales dans le nord de l’Ontario, il se
dépense sans compter pour la promotion de la culture française. Fondateur et
directeur général du Centre des jeunes de Sudbury (1950-1980), du camp d’été de
l’île-aux-Chênes à Lavigne (1963-1980), Albert Régimbald est reconnu comme étant
le pionnier et le fondateur des centres culturels en Ontario français. En 1985,
l’Assemblée des centres culturels de l’Ontario institue en son honneur l’Ordre du
mérite Albert-Régimbald pour récompenser ceux qui, comme lui, ont à cœur
l’épanouissement culturel franco-ontarien dans leur région.
Issu d’une famille de treize enfants, Albert Régimbald est élevé à North Bay
(Ontario) et à Sudbury. Prêtre jésuite et animateur culturel, Albert Régimbald fait ses
études au Collège du Sacré-Cœur à Sudbury puis étudie à l’Université de Montréal
et à la Faculté de théologie des Jésuites. Ordonné prêtre jésuite en 1948, il est
d’abord curé à la paroisse Sainte-Anne de Sudbury. En outre, il est membrefondateur et vice-président du Comité des droits de L’homme de Sudbury, membrefondateur et vice-président de l’Association canadienne des centres de loisirs
(1962).
Issu d’une famille de treize enfants, Albert Régimbald, né à Sudbury le 7 septembre
1915, est le fils de Dona-Léo et d’Emma Frappier. Il meurt à Sudbury le 17 juillet
1980.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, pp. 304-305.
Gaudreau, Guy (dir.), Du Centre des jeunes au Carrefour francophone,Sudbury,
Société historique du Nouvel-Ontario, 1992.

Voir le fonds Albert-Regimbal, Institut franco-ontarien, Université Laurentienne

ANDRÉ PAIEMENT 1950-1978

Il est né à Sturgeon Falls le 28 juin 1950 et meurt à Sudbury le 23 janvier 1978. Il fait
ses études primaires à Sturgeon Falls et secondaires à l’école secondaire de
Sturgeon Falls et au Collège du Sacré-Cœur de Sudbury (1962-1966). Il poursuit
ses études postsecondaires à l’Université Laurentienne de 1968 à 1972. À l’été de
1970, il fonde avec un groupe d’amis le Théâtre du Nouvel-Ontario. Une fondation a
été créée en son honneur pour promouvoir le développement du théâtre en Ontario
français.
Le nom d’André Paiement sera toujours intimement associé à l’essor de la création
artistique dans le nord de l’Ontario. Natif de Sturgeon Falls, il s’initie aux pratiques
théâtrales au Collège du Sacré-Cœur de Sudbury. À l’Université Laurentienne, où il
s’inscrit à l’École des traducteurs, il se joint à la Troupe universitaire tout comme
bien de ses amis qui constituent la dernière génération de collégiens. C’est l’époque
de la « contre-culture », des cheveux longs, de la contestation. À Sudbury, dans un
nouvel esprit de création, un groupe de « révolutionnaires sereins » désire valoriser
leur expérience de minoritaires, de Franco-Ontariens. Avec les Robert Paquette,
Pierre Germain et Gaston Tremblay, les Thérèse Boutin, Clarissa Lassaline, Denis
St-Jules et Pierre Bélanger, et bien d’autres, André Paiement participe à la création
collective Moé, j’viens du Nord, s’tie ! Le spectacle enchante les jeunes tout en
rebutant plusieurs membres de l’establishment religieux et scolaire. C’était le début
d’une véritable révolution culturelle en Ontario français.
Cette expérience collective sera à la base de toute la démarche artistique d’André
Paiement. Il délaissera l’université pour se consacrer au théâtre et à la musique.
Coup sur coup, la Coopérative des artistes du Nouvel-Ontario (CANO) et le Théâtre
du Nouvel-Ontario seront créés; André est au cœur de ces initiatives déterminantes.
Doué d’un charisme exceptionnel, travaillant avec l’intensité que ses proches
connaissent si bien, il écrit et participe à la création de plusieurs pièces, dont Et le
septième jour…, À mes fils bien-aimés, La vie et les temps de Médéric Boileau et
Lavalléville (« comédie musicale franco-ontarienne »). Cette dernière remporte un
grand succès et assure la consécration du dramaturge André Paiement ainsi que du
TNO. Il signe ensuite une adaptation franco-ontarienne du Malade imaginaire de
Molière, puis se lance corps et âme dans l’aventure de CANO-Musique. Un premier
spectacle à La Slague en décembre 1975 sera suivi d’un contrat de disque pour le
groupe. Coup sur coup, Tous dans l’même bateau et Au Nord de notre vie, ainsi que
deux tournées nationales, portent CANO aux sommets de la musique populaire; la

chanson-titre du deuxième disque sera, selon une critique montréalaise, « une
espèce d’hymne national franco-ontarien ». En janvier 1978, après un spectacle
triomphal au Grand Théâtre de Sudbury, André Paiement met fin à ses jours. Il n’a
pas encore vingt-huit ans.
Il ne fait pas de doute, André Paiement est de ceux et de celles qui ont mis l’Ontario
français au monde sur le plan artistique. Son rôle dans la création du Théâtre du
Nouvel-Ontario a été crucial, au point où son ami Gaston Tremblay l’appelle, tout
simplement, « le père du TNO ». André Paiement a laissé derrière lui une œuvre
encore bien vivante, résolument contemporaine, et qui continue à être des plus
pertinentes. Il a incarné cet esprit de fraternité et de collaboration qui a non
seulement si bien servi les artistes de sa génération, mais qui demeure fondamental
pour toute action concertée dans tous les milieux de la francophonie canadienne.
Dramaturge, comédien, auteur-compositeur et musicien, il a été le compagnon de
route d’un grand nombre d’artistes du théâtre et de la musique. Aujourd’hui disparu,
son œuvre et son inspiration vivront à jamais.
Texte de Robert Dickson
(reproduit avec permission)
Orientation bibliographique sur André Paiement :
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française : francophonie nord-américaine hors Québec, Ottawa, Les Presses de l’Université d’Ottawa, 1988, p.
273.
Fournier-Thibault, Micheline, André Paiement (1950-1978) : avant tout un homme
de son temps, Sudbury, Prise de parole en collaboration avec l’Institut franco-ontarien, 2004. Collection « Ancrages ».
Tremblay, Gaston, Prendre la parole, Le journal de bord du Grand CANO, Ottawa,
Le Nordir, 1996, 331 p

AMÉLIE HIEN (N.D)

Originaire du Burkina Faso, Amélie Hien arrive au Canada en 1995, grâce à une
bourse d’excellence de la francophonie décernée par l’Agence canadienne de
développement international. Elle obtient son doctorat en linguistique, et sa thèse
porte sur les terminologies des maladies. Ses champs privilégiés de recherche sont
vastes, avec toutefois un intérêt marqué pour la santé des communautés
francophones et immigrantes. Elle aborde notamment les questions d’accessibilité
et de qualité de soins en français pour les minorités francophones à Sudbury.
Elle milite en faveur de l’harmonisation des termes particuliers à la santé, de la
sensibilisation des nouveaux arrivants à leurs droits en vertu de la Loi sur les
services en français de l’Ontario, et de l’information en matière de couverture
des soins de santé par les assurances. Son engagement provient d’un double
constat : l’inégalité des deux langues officielles dans les services de santé publics
en Ontario et le dépaysement des nouveaux arrivants francophones.
Selon Amélie Hien, certains immigrants francophones vivent isolés pour la simple
raison qu’ils font face à des défis de communication en raison non seulement de
l’absence de services de qualité en français, mais également du jargon utilisé pour
désigner les maladies. Par exemple, au Canada, « angine » signifie en général
« angine de poitrine ». Dans les pays d’Afrique subsaharienne, l’angine renvoie
soit à une « amygdalite », une « pharyngite », ou des inflammations de la gorge.

Source : https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/jonction-11-17/segments/entrevue/345009/amelie-hien-etude-francaise-universite-laurentienne-personnalite-semaine

ARIELLE KAYABAGA (N.D)

Arielle Kayabaga est la première femme noire franco-ontarienne à être élue au conseil
municipal de London, en Ontario.
Arielle avait dix ans quand sa famille a fui la guerre civile au Burundi pour s’installer
à London. Au début, elle a dû faire face à des défis d’intégration, comme la précarité
des logements et de l’emploi, mais aussi à l’incompréhension de son nouvel
environnement social.
À l’âge de 18 ans, elle se retrouve mère célibataire d’un garçon. Malgré cette situation
inattendue, elle décide d’aller de l’avant avec ses études. Elle obtient un baccalauréat
ès arts en sciences politiques de l’Université Carleton.
Après avoir obtenu son diplôme, elle se taille une place au Parlement en offrant des
services aux caucus de différents partis. Par la suite, elle participe à un programme de
mentorat à l’hôtel de ville de London. C’est cette expérience qui la pousse à se lancer
en politique.

Source: https://www.cbc.ca/news/canada/london/coun-arielle-kayabaga-targets-federal-politicsleaving-another-vacancy-in-london-1.595685

BCD

BERNADETTE CLÉMENT (1965- ) BERNADETTE CLÉMENT (1965- )
CHARLES CHARLEBOIS 1871-1945 CHARLES CHARLEBOIS 1871-1945
CLAIRE MARTIN, O.C. O.Q. MSRC 1914-2014 CLAIRE MARTIN, O.C. O.Q. MSRC 1914-2014
Diane Desloges (1892-1945) et Béatrice Desloges(1895-1957) Diane Desloges (1892-1945) et Béatrice Desloges(1895-1957)
DÉSIRÉ JÉRÔME KABORÉ (S.D) DÉSIRÉ JÉRÔME KABORÉ (S.D)

BERNADETTE CLÉMENT (1965- )

« Je suis une femme, noire, francophone, et pour moi, c’est une richesse qui me
permet de bien comprendre ce que c’est que d’être minoritaire ».
Bernadette Clément s’installe à Cornwall (Ontario) en 1991, et 27 ans plus tard, elle
devient maire de sa ville.
Née à Montréal d’un père de descendance trinidadienne et d’une mère franco-manitobaine, elle obtient son diplôme en droit à l’Université d’Ottawa en 1987.
Stagiaire au cabinet Perley-Robertson Hill & McDougall LLP, elle trouve sa vraie
vocation dans le domaine de l’aide juridique. C’est sa passion pour ce domaine qui a
motivé son déménagement à Cornwall où, pendant 12 ans, elle occupe le poste de
conseillère municipale.
Le 22 octobre 2018, Bernadette Clément a marqué l’histoire de Cornwall et de tout
l’Ontario. Elle est élue au poste de maire avec plus de la moitié des suffrages.
Première femme noire franco-ontarienne élue comme maire en Ontario, elle fait la
fierté des minorités visibles et devient un symbole de la diversité dans la province.
Selon elle, son élection est un pas de plus vers une représentation juste de la diversité
sur tous les plans.

Consciente des attaques que subit encore la langue française, et considérant les
changements déjà entamés par ses prédécesseurs, Mme Clément travaille pour que
Cornwall atteigne une proportion plus élevée de services en langue française. Selon
elle, c’est un dossier primordial et la première étape est la communication avec la
population concernée.
Cela fait un peu plus qu’un an qu’elle occupe ce poste prestigieux, et les habitants de
Cornwall s’attendent à beaucoup d’elle depuis son élection.

Source: https://onfr.tfo.org/la-mairesse-de-cornwall-bernadette-clement-nommee-senatrice-du-canada/

CHARLES CHARLEBOIS 1871-1945

Né dans une famille de 14 enfants, il est le plus jeune de cinq frères Charlebois
devenus prêtres. Il étudie au Collège de l’Assomption (Québec) de 1883 à 1886, au
juniorat du Sacré-Cœur et à l’Université d’Ottawa de 1886 à 1889 avant d’entrer au
noviciat des pères oblats, à Lachine, en 1889. Charles Charlebois fait ses études
philosophiques et théologiques au scolasticat Saint-Joseph d’Ottawa de 1890 à
1896. Entre temps, il est ordonné prêtre, par Mgr Joseph-Thomas Duhamel, le 8 juin
1895.
Vie religieuse :
Il occupe diverses fonctions pastorales de 1896 à 1901, soit celles d’économe au
juniorat du Sacré-Cœur, d’enseignant de sciences au scolasticat Saint-Joseph puis
vicaire à Mattawa et économe à Saint Paul des Métis en Alberta. En 1901 il devient
curé de la paroisse Sainte-Famille d’Ottawa. Il prend part activement dans la lutte
pour les droits scolaires des Franco-Ontariens.
Activisme Franco-Ontarien :
Il travaille pour la Fondation de l’Association canadienne-française d’éducation de
l’Ontario en 1910. Il en sera directeur de 1910 à 1934. Cofondateur du journal Le
Droit, le père Charlebois assumera les fonctions de directeur pendant dix-sept ans.
C’est suite à sa carrière de directeur qu’il devient premier supérieur des oblats, à
Sainte Agathe des Monts, de 1934 à 1945. Il meurt à Montréal le 5 octobre 1945.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Archives oblates (Deschâtelets), Ottawa (Ontario). Fonds Charles-Charlebois.
Carrière, Gaston, Dictionnaire biographique des Oblats de Marie-Immaculée au
Canada, tome 1, Ottawa, Éditions de l’Université d’Ottawa, 1976, pp. 184-185.
Choquette, Robert, La foi gardienne de la langue en Ontario, 1900-1950, Montréal,
les Éditions Bellarmin, 1987, pp. 210-213.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, pp. 81-82.
Journal Le Droit, Ottawa, 5 octobre 1945, 28 mai 1955, 5 octobre 1970; journal Le
Devoir, Montréal, 6 octobre 1945.

CLAIRE MARTIN, O.C. O.Q. MSRC 1914-2014

Auteure et traductrice, Claire Martin née Montreuil, a écrit un recueil de nouvelles,
deux romains, un récit de mémoires et une pièce de théâtre. Elle a également traduit
plusieurs œuvres canadiennes-anglaises. Née à Québec en 1914, elle fait ses
études au Couvent des Ursulines de Québec de 1920 à 1925, puis chez les Sœurs
de la Congrégation de Notre-Dame de Beauport en 1925 à 1930. Secrétaire et
speakerine au poste CKCV de Québec en 1941, elle passe à CBV (Radio-Canada
Québec) en 1944 puis à CBF (Radio-Canada Montréal).
Elle s’installe à Ottawa en 1945, et vers la fin des années 50, elle se consacre à
l’écriture et les écrits qu’elle publie en douze and la consacre comme un des
écrivains marquant de sa génération. Plusieurs de ses ouvrages sont célébrés par la
critique : Avec ou sans amour a reçu le prix du Cercle du livre de France en 1958,
Dans un gant de fer, les prix de la Province de Québec et de France-Québec. La
Joue Droite, reçu le Prix du Gouverneur général en 1967.
Présidente de la Société des écrivains canadiens en 1963-65, membre de la Société
royale du Canada en 1967, membre à vie de la Société des écrivaines et écrivains
québécois et de la Société québécoise des professeurs de français. En 1977 elle
reçoit la médaille du jubilé d’argent de la reine Élizabeth II avant d’être fait Officier de
l’Ordre du Canada en 1984.
Elle habite en France de 1972 à 1982 ou ells s’occupe de traduction, elle fait
connaître les livres des romanciers canadiens-anglais, notamment ceux de Margaret
Laurence et de Robertson Davies, elle s’établit à Québec à son retour de France.
Œuvres principales de C. Martin :
• Avec ou sans amour, Montréal, Cercle du livre de France, 1958.
• Doux-amer, Paris, Robert Laffont, 1960.
• Quand j’aurai payé ton visage, Montréal, Cercle du livre de France, 1962.
• Dans un gant de fer, Montréal, Cercle du livre de France, 1965.
• Les Morts, Montréal, Cercle du livre de France, 1970

La petite fille lit, Ottawa, Éditions de l’Université d’Ottawa,1973.
• Toute la vie, Québec, L’Instant même, 1999.
• L’amour impuni, Québec, L’Instant même, 2000.
• La brigande, Québec, L’Instant même, 2001.
• Il s’appelait Thomas, Québec, L’Instant même, 2003.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Fonds Claire-Martin, P16, Centre de recherche en civilisation canadiennefrançaise, Université d’Ottawa (Guide des archives du CRCCF, p. 168).
Hamel, Réginald, John Hare et Paul Wyczynski, Dictionnaire des auteurs de
langue française en Amérique du Nord, Montréal, Éditions Fides, 1989, pp. 952-
953.

Diane Desloges (1892-1945) et Béatrice Desloges(1895-1957)

Symboles de la lutte des franco-ontariens pour l’enseignement en français, Diane
(1892-1945) et Béatrice (1895-1957) Desloges seront appelés les « gardiennes de
Guigues » en rappel de leurs gestes, parmi les plus dramatiques de la lutte contre le
règlement 17. Elles font naissance à Ottawa, ou elles fréquentent l’école modèle
d’Ottawa afin de faire carrière dans l’enseignement.
Carrières d’enseignantes :
Diane Desloges débute sa carrière en enseignement à Longtinville et à Saint Joseph
d’Orléans, tandis que Béatrice Desloges va enseigner à South Indian et à Moose
Creek. Les deux sœurs sont embauchées pour enseigner dans l’école Guigues
d’Ottawa en 1915. Toutes deux s’opposent au règlement 17, en vigueur depuis 1912
qui leurs interdits d’enseigner en français plus d’une heure par jour. Une commission
scolaire avait été établit par le gouvernement afin de remplacer la commission
scolaire élue et dirigée par Samuel Genest. En 1915, la commission scolaire
usurpatrice a demandé une injonction afin d’empêcher les sœurs Desloges
d’enseigner à l’école Guigues. Celles-ci refusent de se plier à l’injonction accordée
par le Juge Riddell, et continuent d’enseigner. Les autorités provinciales refusent de
verser leurs salaires, et menaces de retirer leurs brevets d’enseignement. Interdites
d’accès à l’école Guigues, elles ouvrent des classes clandestines. Leurs élèves les
suivent d’abord dans la chapelle de la rue Murray, puis dans la paroisse NotreDame. Finalement, elles s’installent dans un local au coin des rues Guigues et
Dalhousie. Pendant plus de deux mois elles enseigneront dans ces salles de classes
clandestines et elles deviendront un symbole de la résistance au règlement 17.
Jamais elles ne seront payées pendant cette période d’enseignement clandestin. La
commission scolaire séparée sera éventuellement réintégrée, et les sœurs Desloges
pourront alors être rémunérées.

Vie :
Elles se marient au cours des années 1920, et elles doivent quitter l’enseignement
en vertu de la loi qui interdit aux femmes mariées d’enseigner. Diane Desloges part
s’établir à Montréal ou elle meurt en 1945. Béatrice Desloges restera à Ottawa ou
elle meurt en 1957.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 117.
Fonds Béatrice-Desloges, P266, Centre de recherche en civilisation canadiennefrançaise, Université d’Ottawa (Guide des archives du CRCCF, p. 70).
Journal Le Droit, Ottawa, 16 août 1945, p. 12.
Journal Le Droit, Ottawa, 24 septembre 1957, p. 3.
Livre d’or de l’école Guigues, Ottawa, Section Notre-Dame de la Société Saint-JeanBaptiste d’Ottawa, [1916]

DÉSIRÉ JÉRÔME KABORÉ (S.D)

En 1995, Désiré Jérôme Kaboré s’envole du Burkina Faso pour accéder à de meilleurs
débouchés économiques. Ottawa est sa première destination. Il y vit toujours avec sa
famille. Dès son arrivée, il entreprend des études en informatique à la Cité collégiale
et à l’Université d’Ottawa. Il travaille ensuite au gouvernement fédéral et chez Bell
Canada. Après des années comme salarié, il se lance à son propre compte, dans le
domaine de la restauration. En 2011, il ouvre sur la rue Dalhousie le Pili Pili,
restaurant réputé pour l’excellence inégalée de son poulet.
Parallèlement à la gestion de son restaurant, M. Kaboré donne des cours
d’entrepreneuriat à l’Université du Québec en Outaouais, dans le cadre d’un
programme de formation pour jeunes immigrants. Il parraine également des
immigrants francophones qu’il recrute de différents pays d’Afrique pour servir dans
son restaurant.
Son engagement et son bon travail lui ont valu de nombreux prix et distinctions :
appréciation de l’Association canadienne pour la promotion des héritages africains, en
mars 2017; prix de l’entrepreneur noir francophone exemplaire du Réseau de
développement économique et d’employabilité Ontario; mosaïque interculturelle pour
son esprit entrepreneurial, son leadership et sa contribution économique au Canada, en
2018; prix aux entrepreneurs immigrants d’Ottawa, en 2018; titre de « Top Choice
Rotisserie and Chicken Restaurant », en 2019

EFG

ÉTIENNE BRÛLÉ 1592-1633 ÉTIENNE BRÛLÉ 1592-1633
ELIZABETH BERTRAND 1762-1827
Florence Castonguay 1897-1992 Florence Castonguay 1897-1992
FULGENCE CHARPENTIER O.C. 1897-2001 FULGENCE CHARPENTIER O.C. 1897-2001
Les Flying Frenchmen(1917-1919) Les Flying Frenchmen(1917-1919)
FÉTÉ NGIRA-BATWARE KIMPIOBI (1950-) FÉTÉ NGIRA-BATWARE KIMPIOBI (1950-)
L’HONORABLE GUSTAVE LACASSE 1890-1953 L’HONORABLE GUSTAVE LACASSE 1890-1953
Dr. Germain Lemieux 1914-2008 Dr. Germain Lemieux 1914-2008
Gabriel Osson(1951-) Gabriel Osson(1951-)
Guy Dongué

ÉTIENNE BRÛLÉ 1592-1633

Étienne Brûlé est un personnage mythique dans l’histoire de la francophonie
canadienne. Né en France, il arrive en Nouvelle-France en 1608, il avait alors 16
ans. Quelques années plus tard, à l’âge de 18 ans, il va vivre parmi les premières
nations, chargé d’apprendre à connaitre leurs cultures et langues par Samuel de
Champlain. Il est parmi les premiers européens à explorer la Huronie, et à avoir vu
les lacs Ontario, Érié, Supérieur et Huron.
Vie en Nouvelle-France
Avec la permission de Samuel de Champlain, il s’intègre rapidement parmi les
populations autochtones et est accepté comme l’un des leurs. Avec sa connaissance
de leurs langues, il devient un agent de liaison entre les colonisateurs et les
autochtones. Des missionnaires reprochaient à Brûlé de mener une vie de
débauche. De plus Champlain le critique de faire du commerce avec des marchands
plutôt s’occuper de colonisation.
Mort
Lors de l’occupation anglaise de Québec en 1629, Brûlé et ses compagnons
abandonnent Champlain, choisissant de s’allier avec les frères Kirke. Après 20 ans
parmi les Hurons, Étienne Brûlé est tué puis mangé, fidèlement aux coutumes
huronnes dictant que seuls ceux morts lors d’une attaque violente soit enterrés. Au
retour de Champlain à Québec en 1633, Brûlé n’est plus.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Beaudet, Jean-François, Étienne Brûlé, Série Célébrités canadiennes, Montréal,
Lidec, 1993.
Bourrie, Mark, « Controversial explorer once reviled as heathen wins memorial
marker », in The Globe and Mail, September 5, 1988, p. A11.

Champlain, Samuel de, Œuvres de Champlain, Montréal, Éditions Élysée, 1981.
Cranston, J. Herbert, Etienne Brûlé : Immortal Scoundrel, Toronto, The Ryerson
Press, 1949.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 64.
Jurgens, Olga, « Étienne Brûlé », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. I,
pp. 134-137.
Michaud, Michel, Le roman d’Étienne Brûlé, Montréal, Libre Expression, 1998.
Robinson, Percy J., Toronto during the French Régime : a history of the Toronto
Region from Brûlé to Simcoe, 1615 -1793, Toronto, University of Toronto Press,
1965.
Sulte, Benjamin, « Étienne Brûlé », dans Mémoires de la Société royale du Canada,
Section 1, 1907. [Ottawa], Société royale du Canada, 1907, pp. 97-126

ELIZABETH BERTRAND 1762-1827

Lors de la guerre de 1812, la femme d’affaires Elizabeth Bertrand a joué un rôle
capital. Née à l’Arbre Croche (Cross Village) au Michigan et d’origine Métis, elle est
descendante d’un chef Outaouais. Elle épouse en juillet 1776, à l’âge de 14 ans,
David Mitchell, chirurgien au service du 8e
régiment du roi du Royaume-Uni.
Femme d’affaire :
Elizabeth Bertrand a un talent exceptionnel pour les affaires. Malgré le fait que la
compagnie fondée par le couple en 1784, Mackinac, n’appartient qu’à son mari, c’est
elle qui la dirige. Et, bien qu’elle ne soit pas la seule femme à pratiquer la traite des
fourrures, sa compagnie est la plus importante de la région des Grands Lacs à
l’époque. Le rayonnement de la compagnie comprend plusieurs états américains, et
une partie de l’Ontario d’aujourd’hui.
Guerre de 1812 :
Le gouvernement britannique a beaucoup de respect et d’estime pour Bertrand, qui
est très entreprenante et qui possède une vaste connaissance des cultures
européennes et autochtones. Respectée par ces derniers, qui la surnomment
« Reine des fleurs », elle reçoit d’eux l’Isle Ronde, en 1814, afin d’honorer le rôle
qu’elle a joué durant la guerre. Ses relations cordiales avec les autochtones lui
permettent de les convaincre de se ranger derrière les forces britanniques, et de
défendre le pays contre les forces américaines. Son intervention permet à l’île
Mackinac de se trouver à nouveau en mains britannique, sans qu’un seul coup de
feu ne soit tiré. A la fin de la guerre, les britannique restituent l’ensemble des forts
capturés, trahissant leurs alliés autochtones.
Après la guerre :
Harcelée et accusée par les américains d’espionnage, menacée d’emprisonnement
à Détroit, Elizabeth Bertrand quitte furtivement l’île Mackinac, en canot durant la nuit.
Elle y retourne plus tard pour poursuivre le commerce de fourrure, mais la montée
de compétiteurs américains fait perdre de l’importance à sa compagnie.
Vie :
En plus de gérer le poste de traite, Elizabeth Bertrand exploite une ferme prospère
et sa famille connais l’aisance. De 1816 à sa mort, elle exploite une ferme, un
commerce de fourrure et des magasins de détail aux îles Drummond et Mackinac.

Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Armour, David Arthur, « David Mitchell », dans Dictionnaire biographique du
Canada, vol. VI, pp. 561-564.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, pp. 50-51.
Femmes de vision : fiches biographiques et stratégies d’intervention
pédagogique, Lucie Brunet et al., [Ottawa], Association des enseignantes et des
enseignants franco-ontariens, novembre 1991, n.p.

Florence Castonguay 1897-1992

Né à Ottawa le 23 Octobre 1897, Florence Castonguay a marqué l’histoire du
théâtre franco-ontarien en tant que comédienne célèbre et metteure en scène de la
Corporation Le Caveau.
Carrière :
Bien qu’elle ait d’abord poursuivi une formation d’infirmière c’est au Bureau de poste
que Florence Castonguay travaillera pendant la majeure partie de sa vie, en qualité
de dactylographe. Tout en occupant cet emploi, elle se voue corps et âme au
théâtre. Faisant ses premières armes à Hull vers 1920, puis avec les artistes
chrétiens de la paroisse Saint-Jean Baptiste d’Ottawa. Elle joue alors des rôles de
jeune fille. La création de la Corporation des diseurs de l’Association des artistes-confères du Caveau au début 1930 sera la plus grande aventure de sa vie.
Comédienne :
Elle tient son premier rôle important en 1929, comme une des quatre sœurs de
Sainte-Thérèse de Lisieux et plus tard, celui de Desdémone dans Othello de
Shakespeare. En 1935 elle incarne le rôle principal dans L’innocente d’Henri René
Lenormand. La pièce remporte le trophée Bessborough du Gouverneur Général au
Dominion Drama Festival. Florence Castonguay remporte le prix de la meilleure
comédienne en français. A partir de 1937, elle joue principalement au sein du
Caveau. La même année, au Festival national d’art dramatique elle remporte deux
prix pour la mise en scène en français. A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, elle
se produit dans son dernier et plus grand rôle de sa carrière théâtrale. Âgée de 50
ans, elle joue avec brio une jeune femme de 18 ans dans Maria Chapdelaine, un
triomphe couronné de trois prix : meilleure comédienne en français, meilleure mise
en scène et meilleure pièce canadienne-française.
Metteure en scène :
À la suite de sa carrière de comédienne, elle se met à la mise en scène. Elle quitte
le Caveau et fonde La Comédie Nouvelle en 1948. Trois ans plus tard, elle dissout
La Comédie Nouvelle et quitte son emploi au bureau de poste pour enseigner la
diction aux élèves des couvents d’Ottawa pendant deux décennies, mettant en
scène les meilleures élèves dans des pièces de fin d’années. À l’Université
d’Ottawa, elle reprend le cours d’art dramatique de Jean Despréz et met en scène
deux pièces pour la Société dramatique de l’Université d’Ottawa. Coqueluche du
théâtre, Florence Castonguay est honorée à maintes reprises. Elle a inspiré un bon
nombre de comédiennes et de comédien qui l’ont connue. Invitée à jouer à Londres
et à Paris, elle choisit de faire carrière en Ontario français. Elle meurt à Ottawa en
1992.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Femmes de vision : fiches biographiques et stratégies d’intervention pédagogique,
Lucie Brunet et al., [Ottawa], Association des enseignantes et des enseignants
franco-ontariens, novembre 1991, n.p.
Journal Le Droit, Ottawa, 11 décembre 1992, p. 34

FULGENCE CHARPENTIER O.C. 1897-2001

Il voit le jour à Sainte-Anne-de-Prescott dans l’est de l’Ontario, le 29 juin 1897. Trois
ans plus tard, la famille s’installe à Montréal. Enfant précoce, il sait lire avant d’entrer
à l’école. Grand rêveur, il observe les grands voiliers qui passent sur le fleuve Saint-Laurent. Curieux, il se demandant d’où ils viennent.
Vie étudiante :
En 1910, il débute ses études au Séminaire de Joliette. À la fondation du quotidien
Le Droit, en 1913 il est apprenti journaliste bénévole au tout premier édifice du
journal, construit par son père. Il obtient son baccalauréat ès arts en 1917.en 1915,
Le Devoir lance un concours de rédaction dans lequel les jeunes sont invités à
raconter leurs vacances d’été. Fulgence termine deuxième et voit son texte publié
dans le journal. Fonceur, il se fait engager pendant deux étés par Le Devoir, ou il
couvre le port de Montréal et ses activités.
Carrière :
A peine sorti du collège, il s’enrôle dans l’armée. Parfaitement bilingue, il devient
interprète. La fin de la Première Guerre Mondiale, fait qu’il ne prendra jamais les
armes. Il s’oriente vers le droit et étudie à l’Osgoode Hall de l’Université York à
Toronto. Il pose alors sa candidature au ministère des Affaires Extérieures à Ottawa.
Sans succès il décide de devenir journaliste, à la fois pour combler son amour de
l’écriture et pour défendre la cause du français. Il devient le correspondant
parlementaire du journal Le Droit, le quotidien français d’Ottawa. il collabore aussi au
Devoir, à La Presse, au Soleil et au Canada (1922-1930) envoyant ses textes à
Montréal par le train de nuit. Pendant quelques temps, il est chef de cabinet de
l’honorable Fernand Rinfret, secrétaire d’État. En 1936, il travaille comme chef des
journaux français de la Chambre des communes.

Seconde Guerre Mondiale :
Le début de la Seconde Guerre Mondiale secoue la Capitale du Canada. Pour éviter
que des informations parviennent à l’ennemi, les journaux et les lettres des
prisonniers de guerre doivent être censurés par le gouvernement. Fulgence
Charpentier devient chef du Bureau de la censure canadienne. Membre de comités
top secrets, il connaîtra d’avance la décision de larguer la bombe nucléaire sur le
Japon.
Après la Guerre :
Une fois la paix rétablie, il entre au ministère des Affaires extérieures en 1947. Il se
dirige vers Paris, ou il devient haut fonctionnaire à l’ambassade canadienne en
France. Son sens des affaires étrangères et de la diplomatie lui permet de grimper
les échelons rapidement. Il se rend en Uruguay et au Brésil comme chargé d’affaire
et en Haïti. Dès 1962, le gouvernement canadien lui confie la mission d’installer les
premiers liens diplomatiques avec l’Afrique. Il nommé ambassadeur au Cameroun,
au Gabon, au Tchad, en République Centrafricaine et a la République du Congo,
avec résidence à Yaoundé. À son retour au pays, il occupe le poste d’adjoint au
rédacteur en chef du journal Le Droit. Puis il accepte un dernier mandat. Diriger les
relations de presse pour l’Exposition universelles de 1967 à Montréal. Un succès
phénoménal, il prend sa retraite avec le sentiment du devoir accompli.
Retraite :
En 1968, le rédacteur en chef du journal Le Droit, Marcel Gingras, lui offre de rédiger
une chronique politique hebdomadaire, le nouveau retraité accepte et ce tout à fait
bénévolement. Chaque semaine il lit des dizaines de journaux et de magazines sur
l’actualité internationale en écrivant son texte à la main, avant de le retranscrire avec
une machine à écrire. Trouvant l’ordinateur inefficace, il ne s’y mettra jamais. Affaibli
par une pneumonie, celui qui a conduit sa voiture jusqu’à l’âge 99 ans signe sa
dernière chronique dans Le Droit à 101 ans. Le doyen des journalistes de la planète
quitte ce monde à Ottawa en février 2001 à l’âge de 103 ans.
Orientation bibliographique sur Fulgence Charpentier :
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française : francophonie nord-américaine hors Québec, Ottawa, Les Presses de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 82.
La revue Infomag, Ottawa, vol. 4, no 5, 2001.
Simard, François-Xavier, en collaboration avec Denyse Garneau, Fulgence
Charpentier (1897-2001), La mémoire du siècle, Ottawa, Vermillon, 2004. (à
paraître).

Les Flying Frenchmen(1917-1919)

Jean-Baptiste « Jack » Laviolette (1879-1960), Didier Pitre (1884-1934), et Édouard
« Newsy » Lalonde (1887-1970) sont de véritables héros du sport national canadien.
Ces trois compagnons ont consacré leurs vies aux disciplines sportives de la crosse
et du hockey et marqueront les débuts de ces derniers dans l’histoire.
Carrière sportive :
Hockeyeurs professionnels avec le club de hockey Les Canadiens de Montréal, le
fameux trio franco-ontarien Laviolette-Lalonde-Pitre participe à la conquête de la
toute première coupe Stanley du Canada en 1916. Élevés aux Temples de la
Renommée du Hockey et de la Renommé des sports comme joueurs de crosse,
leurs prouesses sportives impressionnent les connaisseurs de l’Ouest du Canda.
Ainsi, ils se taillent une place parmi les plus grands joueurs de l’histoire du hockey et
de la crosse.
Jack Laviolette :
Né à Belleville, il joue au hockey et à la crosse comme amateur et comme
professionnel avec plusieurs équipes. Durant quatre ans, il fait partie de la Ligue
internationale avec l’équipe de Sault Sainte Marie. Son style exubérant lui vaut une
réputation de « casse-cou ». Il se joint au club des Canadiens de Montréal en 1909,
année de leur formation. Excellent patineur, appelé familièrement « Speed
Merchant », Laviolette évolue pendant sept ans avec, entre autres, son ancien
coéquipier de la crosse, Édouard « Newsy » Lalonde. Un accident automobile met
fin à sa carrière de joueur en 1917, mais il reste associé au hockey comme arbitre.

Édouard Lalonde :
Natif de Cornwall, il commence sa carrière de joueur de hockey en 1905 dans sa
ville natale. Après avoir été employé dans un journal, ce qui lui vaut son surnom
« Newsy », il poursuit sa carrière d’hockeyeur ailleurs en Ontario, à Saskatoon, à
Vancouver, et à Montréal. Il fait partie de l’équipe des Canadiens de Montréal
pendant neuf ans (1910, 1913-1922). Comme joueur, il est le premier capitaine du
tricolore. De plus il sera entraineur du club pendant deux ans. Un prolifique
marqueur, il remporte le championnat des compteurs au tournoi dans quatre
saisons. Lalonde est aussi un remarquable joueur de crosse, reconnu notamment à
Cornwall et à Vancouver. En 1950, Lalonde est désigné meilleur joueur de crosse de
la première moitié du siècle, un sport qu’il disait préférer au hockey.
Didier Pitre :
Tout comme Laviolette et Lalonde, Didier Pitre est né à Sault Sainte Marie, se
défend très bien à la crosse, où il évolue avec un grand nombre d’équipes. Il joue 19
saisons de hockey professionnel avec des équipes de Montréal et de Vancouver. Il
est surnommé « Cannonball » par les amateurs de crosse.
Orientation bibliographique :
Les « Flying Frenchmen » – Jean-Baptiste Laviolette, Didier Pitre, Édouard Lalonde:
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, pp. 199, 208-209.
Ferguson, Bob, Who’s Who in Canadian Sport, Scarborough, Prentice-Hall, 1977;
Toronto, Summerhill Press, 1985, pp. 142, 144, 198-199.
Jean, Sylvie, Nos athlètes, Ottawa, Les Éditions L’Interligne, 1990, pp. 92, 96-97,
106-107.
Mouton, Claude, Les Canadiens de Montréal. Une dynastie du hockey,
Scarborough, Van Nostrand Reinhold, 1981

FÉTÉ NGIRA-BATWARE KIMPIOBI (1950-)

Fété Ngira-Batware Kimpiobi est la directrice de Solidarité des femmes immigrantes
francophones du Niagara (SOFIFRAN), un organisme communautaire créé en 2006,
dédié à l’accueil et à l’intégration des immigrants francophones.
Originaire de la République démocratique du Congo, Fété immigre au Québec en
1999. Durant son séjour là, elle s’investit dans le milieu communautaire. En 2005, elle
déménage avec sa famille à Welland, en Ontario. Elle y poursuit son engagement
communautaire et y est toujours installée. À son arrivée à Welland, Fété a constaté
une solitude chez les femmes et familles immigrantes francophones, qui est en partie
causée par un manque de services et d’encadrement destinés aux immigrants
francophones.
Elle cofonde alors l’organisme SOFIFRAN en collaboration avec d’autres femmes
immigrantes francophones. Destiné à servir la communauté immigrante francophone,
l’organisme a pour mandat de faciliter l’intégration et de contribuer à
l’épanouissement des femmes et familles immigrantes francophones en créant des
espaces de partage, en offrant des services d’aide avec d’autres organismes et en
établissant des liens avec divers autres organismes francophones régionaux.

Source: https://choqfm.ca/chronique/entretien-avec-fete-kimpiobi-invitee-du-gala-hagaruka-2019-consacre-auxfemmes-entrepreneures/

L’HONORABLE GUSTAVE LACASSE 1890-1953

À la fois médecin, journaliste de combat et politicien, il épouse la cause des franco-ontariens dès son arrivée à Windsor en 1913. Surnommé « Lion de la Péninsule » il
devient un des plus éloquent porte-parole des francophones du Sud-Ouest ontarien.
Activisme politique :
Il fait ses études au petit-séminaire de Montréal et à l’université Laval de Montréal où
il est reçu médecin. Après son internat à l’Hôtel-Dieu de Windsor, il s’établit et
pratique la médecine à Tecumseh ou il s’implique dans la cause franco-ontarienne,
notamment dans la défense du règlement 17. Il devient membre de la commission
des écoles séparées de Tecumseh. Il est élu maire de Tecumseh en 1927. Président
régional de l’Association canadienne-français d’éducation de l’Ontario, il est aussi
membres de plusieurs organismes francophones, comme la Société Saint-Jean-Baptiste. Sa contribution active dans sa communauté est remarquée et il est nommé
sénateur en 1928 alors qu’il à 38 ans.
Éditeur :
Il fonde en 1931, l’hebdomadaire « La Feuille d’Érable » qui dirige jusqu’à son
décès. Pendant 21 ans à la barre de son journal, il rédige plus de 1000 numéros.
Poète a ses heures, il écrit 46 poèmes. Vice-président de l’Association canadienne-français d’éducation en Ontario, il se fait ardent défenseur des droits linguistiques de
la minorité franco-ontarienne. Il est fait Chevalier du Bon Parler Français pas la
société du même nom. Le journal La Presse de Montréal le nommera « croisé de la
langue française en Amérique du Nord ». Une rue de Tecumseh est nommée en son
honneur. Il meurt le 18 janvier 1953 à Windsor.

Œuvres sur G. Lacasse :
Maurice Lacasse, Le lion de la Péninsule (1975) et Mistenflûte (1977), Hull, s.é.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Choquette, Robert, La foi gardienne de la langue en Ontario : 1900-1950, Montréal,
Bellarmin, 1987, pp. 222-223.
Fonds Gustave-Lacasse, P37, Centre de recherche en civilisation canadienne-française, Université d’Ottawa (Guide des archives du CRCCF, pp. 141-143).
Lacasse, Maurice, Le lion de la Péninsule, Hull, chez l’auteur, 1975.
Lacasse, Maurice, Mistenflûte : souvenirs, Hull, chez l’auteur, 1979.

Dr. Germain Lemieux 1914-2008

Né le 5 janvier 1914 à Cap-Chat en Gaspésie, Germain Lemieux se décrit comme
un touche-à-tout. Professeur, chercheur, folkloriste, ethnologue, sculpteur et conteur.
Gardien de la mémoire franco ontarienne, il passe plus de 50 ans a en assurer la
survie. Infatigable défenseur de la culture rurale, il enregistre des milliers de textes
folkloriques, contes, légendes, et chansons qu’il fait connaitre aux universitaires et
étudiants.
Les contes et les chansons recueillis sont publiés dans la magnifique série Les vieux
m’ont conté, qui regroupe trente-trois volumes publiés entre 1973 et 1993. La qualité
de ses travaux a été reconnue par plusieurs universités qui lui ont remis des
doctorats honorifiques, en plus de médailles et de prix qui lui sont remis tant au
Canada qu’à l’étranger.
Originaire de Cap-Chat il est marqué très tôt par sa Gaspésie natale. Élevé au sein
d’une famille de 12 enfants, celui qui voulait devenir marin est dès son enfance
captivé par les histoires que racontent ses aînés. Après des études au Séminaire de
Gaspé, il décide d’entre chez les Jésuite en 1935 pour poursuivre une carrière dans
l’enseignement. Ordonné prêtre en 1937, il est professeur au Collège du Sacré-Cœur de Sudbury,

à l’Université Laurentienne, à l’Université Laval et à l’Université de Sudbury.
À son arrivé en Ontario en 1941 il commence sa longue carrière dans les études de
folklore. C’est en enseignant la civilisation grecque au Collège du Sacré-Cœur de
Sudbury qu’il trouve des similitudes entre la tradition orale canadienne française et la
mythologie grecque. Germain Lemieux commence à enquêter en 1948 sous l’égide
de la Société historique du Nouvel-Ontario. Le premier but était donc d’enregistrer
des contes et des chansons. Vient plus tard l’idée de publier les résultats. Ses
enquêtes folkloriques — son aire de recherche — l’emmènent en Gaspésie, dans la
vallée de la Matapédia, au Nouveau-Brunswick, en Ontario et dans les environs de
Saint-Boniface au Manitoba.

Pendant une trentaine d’années, il a sillonné les campagnes canadiennes pour
colliger la tradition orale des ancêtres afin qu’elle ne soit pas perdue dans la nuit des
temps. Germain Lemieux va de village en village, de maison en maison, pour
enregistrer les documents oraux conservés dans la mémoire prodigieuse des aînés.
En tout, il a recueilli plus de 1 000 versions de contes et de légendes, de même que
5 000 versions de chansons folkloriques.
Dans les années 1950, il obtient sa maîtrise en histoire, suivi d’un doctorat en études
canadiennes. Il fonde l’Institut de folklore de l’Université de Sudbury en 1960, le
département de folklore de la même université et, par la suite, le Centre franco-ontarien de folklore en 1972.
Docteur en études canadiennes, il publie, de 1973 à 1993 les 33 volumes de la
collection Les vieux m’ont conté ainsi que plusieurs autres ouvrages dont La vie
paysanne et de nombreux articles sur le folklore. Son œuvre a donné lieu à un
colloque tenu à l’Université de Sudbury en 1991 pour célébrer le cinquantième
anniversaire de sa carrière franco-ontarienne. Le département de folklore de
l’Université de Sudbury et le Centre franco-ontarien de folklore — le troisième en
importance en Amérique du Nord — ont organisé un colloque soulignant les 50
années de recherches du père Lemieux en Ontario. Une fête est organisée en
septembre 1998 pour souligner le cinquantième de sa première entrevue dans le
nord de l’Ontario le 12 septembre 1948.
Œuvres principales de G. Lemieux :
• Folklore franco-ontarien, chansons, I et II, Sudbury, Société historique du
Nouvel-Ontario, 1949 et 1950.
• Contes populaires franco-ontariens, I et II, Sudbury, Société historique du
Nouvel-Ontario, 1953 et 1958.
• De Sumer au Canada français. Sur les ailes de la tradition, Sudbury, Société
historique du Nouvel-Ontario, 1968.
• Les Jongleurs du billochet. Conteurs et contes franco-ontariens,
Montréal/Paris, Bellarmin/Maisonneuve et Larose, 1972.
• Les Vieux m’ont conté, Montréal/Paris, Bellarmin/Maisonneuve et Larose,
1973-1993, 33 volumes.
• Chansonnier franco-ontarien, I et II, Sudbury, Société historique du Nouvel-Ontario/Centre franco-ontarien de folklore, 1974 et 1975.
• Contes de mon pays, Montréal, Éditions Héritage, 1976.
• Le Four de glaise, Laval/Sudbury, Les Éditions FM/Prise de parole, 1981.
• La Vie paysanne, 1860-1900, Laval/Sudbury, Les Éditions FM/Prise de
parole, 1982.
• Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 218.
Gay, Paul, La Vitalité littéraire de l’Ontario français. Premier panorama, Ottawa, Les
Éditions du Vermillon, Collection « Paedagogus » no 1, 1986, pp. 52-53; pp. 114-115.

Gabriel Osson(1951-)

Gabriel Osson est né le 26 mars 1951 à Port-au-Prince, en Haïti.

Écrivain, poète et animateur, il est depuis 2018 président de l’Association des auteurs et auteures de l’Ontario français. Il s’est aussi engagé à faire rayonner le patrimoine francophone littéraire à Toronto et au-delà.

Dans son roman, Hubert, le restavèk, paru aux Éditions David en 2017, Osson raconte la réalité des enfants forcés au dur labeur dans des foyers en Haïti. Dans son livre, dédié à sa « grand-mère et tous les enfants restavèks d’Haïti », l’auteur dénonce la culture d’exploitation des enfants ainsi que le fait que la loi de 2003 relative à l’interdiction et à l’élimination de toutes formes d’abus en Haïti ne soit jamais entrée en vigueur. Toutes les recettes des ventes du livre ont été acheminées à des organismes venant en aide aux enfants restavèks d’Haïti. Son livre a été finaliste en 2017 pour le prix Christine-Dumitriu-van-Saanen du Salon du livre de Toronto.

Gabriel Osson a fait des études en formation et en développement organisationnel. Il anime des séminaires, donne des conférences et co-anime l’émission Franco Découvertes, qui vise à promouvoir les chansons en langue française au Canada et partout dans le monde. Il a travaillé au Collège Boréal pendant quelques années, puis au ministère de l’Éducation, à la Direction des politiques et programmes d’éducation en langue française, et est aujourd’hui retratité.

Passionné par l’écriture et la peinture, il consacre ses journées à ces deux formes d’expression artistique, selon l’inspiration qui lui vient.

Guy Dongué

« Je suis arrivé au Canada et je me suis dit : un si beau pays, avec de si beaux produits! Comment est-ce qu’on peut s’alimenter aussi mal? » – Guy Dongué

Guy Dongué est originaire du Cameroun. Installé à Toronto avec sa famille, il s’investit dans le domaine culinaire en tant que chef cuisinier.

Désirant promouvoir une alimentation saine et combattre la malbouffe et l’obésité, il a fondé l’organisme Cuisine santé des Canadiens en 2012. Cet organisme offre des services dans le domaine de l’alimentation, des informations sur les bonnes pratiques alimentaires, ainsi que divers programmes, dont :

– Kids Cuisine Santé, pour servir dans les cafétérias d’écoles des repas sains et variés composés de fruits, de légumes, de protéines et de céréales, au prix modique de 6 $;

– Bon appétitpour atténuer le dépaysement culinaire des femmes immigrantes francophones, en leur offrant des repas proches de leurs réalités culturelles.

Dans son enfance, Dongué cuisinait déjà avec sa mère restauratrice. Curieux et observateur, il posait des questions sur les épices, les ingrédients, les astuces, et goûtait ses fabuleux repas. C’est de là que naquit son amour pour la cuisine.

Il entama sa carrière en se formant d’abord dans divers établissements en Europe et finalement à Toronto. Il devint ensuite enseignant en art culinaire et en hôtellerie à la Cité collégiale, à Ottawa, et anima des ateliers dans les communautés franco-ontariennes. Son engagement, sa détermination à promouvoir une alimentation saine et variée et à lutter contre l’obésité, ainsi que le succès qui l’accompagne dans le domaine entrepreneurial, lui ont valu en 2018 le prix de l’entrepreneur immigrant francophone lors du gala Inspiration Ontario.

H

I

J

JOSEPH LE CARON 1586-1632
Jean Cadieux (1674-1709)
James (Jacques) Baby (1763-1833)
Joseph Jos Montferrand (1802-1864) Joseph Jos Montferrand (1802-1864)
Mgr Joseph Eugène Bruno Guigues (1805-1874) Mgr Joseph Eugène Bruno Guigues (1805-1874)
Joseph Balsora Turgeon (1816-1897) Joseph Balsora Turgeon (1816-1897)
Joseph Marie Couture (1885-1949)
Joseph Beaulieu (1895-1965) Joseph Beaulieu (1895-1965)
Jeanne Lajoie (1899-1930) Jeanne Lajoie (1899-1930)
Jean Conrad Lavigne (1916-2003) Jean Conrad Lavigne (1916-2003)
Jean-Marc Poliquin (1924-1982) Jean-Marc Poliquin (1924-1982)
Jean-Éthier Blais (1925-1995) Jean-Éthier Blais (1925-1995)
Jeannine Séguin (1928-1999) Jeannine Séguin (1928-1999)
Jean-Marc Dalpé (1957-) Jean-Marc Dalpé (1957-)
Jeanne Françoise Mouè(1965-) Jeanne Françoise Mouè(1965-)
Jonathan David(2000-)

JOSEPH LE CARON 1586-1632

Le père Joseph Le Caron agit en précurseur à son arrivée en Nouvelle-France. À
peine un mois après son arrivée, il fonde la première mission en Huronie. Il célèbre
la première messe en terre ontarienne le 12 août 1615. Il est parmi les premiers
européens à écrire une étude approfondie des autochtones et de leurs mœurs.
Arrivée en Nouvelle-France
Après avoir complété sa profession religieuse en 1611, il se dirige avec trois prêtres
vers la Nouvelle-France en 1615 en compagnie de Samuel de Champlain. Le Caron
s’installe à Carhagouha chez les Attignaouantans dans le but « d’apprendre leur
langue et d’annoncer le nom de Dieu »
Vie en Nouvelle-France :
Nommé commissaire provincial de sa communauté à Québec il reste chez les
Montagnais de Tadoussac entre 1618 et 1619. Il est à la fois enseignant et
missionnaire. Il passe son temps en Nouvelle-France parmi les Montagnais de
Tadoussac et les Attignaouantans en Huronie. Jusqu’à ce qu’il doive quitter Québec
lorsque la ville passe entre les mains des Anglais. Il retourne en France et ne
reviendra jamais en Nouvelle-France.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Voir René Dionne, Anthologie de la littérature franco-ontarienne des origines à nos jours,
tome 1, Prise de parole, 1997, pp. 33-38.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses de
l’Université d’Ottawa, 1988, p. 213.
Dionne, René, Anthologie de la littérature franco-ontarienne des origines à nos jours, tome 1
: les origines françaises (1610-1760), les origines franco-ontariennes (1760-1865), Sudbury,
Prise de parole, Collection Histoire de la littérature franco-ontarienne, 1997, pp. 33-38.
Gingras, Frédéric, « Joseph Le Caron », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. I,
pp. 448-449.
Jouve, Odoric-Marie, Les Franciscains et le Canada. Établissement de la foi, 1615-1629,
vol. 1, Québec, Couvent des Sœurs Stigmates, 1915, chap. VII, pp. 69-86; pp. 353-362.
Marchildon, Daniel, La Huronie, Ottawa, Centre franco-ontarien de ressources
pédagogiques, Collection PRO-F-ONT, 1984.
Sylvestre, Paul-François, Les communautés religieuses en Ontario français. Sur les traces de
Joseph Le Caron, Montréal, les Éditions Bellarmin, 1984, pp. 12-13

Jean Cadieux (1674-1709)

Personnage semi-légendaire relié à l’histoire de l’Outaouais, voyageur, poète et
guerrier, Cadieux est connu pour avoir écrit sur un morceau d’écorce son “chant de
mort”. C’est sur cette écorce de bouleau qu’il écrit une chanson appelée Complainte
de Cadieux relatant les circonstances de sa mort. Sa complainte deviendra célèbre
parmi les voyageurs.
Il faisait la chasse et la traite de fourrures avec des autochtones pour le compte de
marchand. Vers 1709. Il partit en canot de Témiscamingue et s’arrêta à la pointe sud
de l’île du Grand Calumet au portage des Sept-Chutes. Lui et ses compagnons ne
tardèrent pas à s’apercevoir qu’ils étaient surveillés par des Iroquois, ils devaient
sauter dans les rapides et créer une diversion.
Cadieux, s’adjoignit donc un jeune Algonquin auquel il avait entièrement confiance.
Les canots s’engagèrent donc dans les terribles courants. Hommes et femmes, au
bout de chaque canot, cherchaient à régulariser leurs mouvements et à éviter les
rochers. On s’était recommandé à Sainte-Anne et on priait. « La seule chose que j’ai
vue, de dire la femme de Cadieux, c’est une grande dame blanche qui est apparue
devant nos canots et qui nous a montré la route ». Les canots furent sauvés et en
peu de jours ils se retrouvèrent au lac des Deux-Montagnes.
Qu’advenait-il de Cadieux et du jeune Algonquin pendant ce temps? Ils durent
déjouer les Iroquois avec ruse et hardiesse afin de leur échapper. Malheureusement
le jeune Algonquin y laissa sa vie.
Les Iroquois battirent la forêt pendant trois jours afin de retrouver les traces des
familles, ne pouvant s’imaginer qu’elles avaient pu entreprendre de descendre les
rapides. Cadieux passa alors trois jours et trois nuits sans sommeil et sans repos.
Une dizaine de jours s’étaient écoulés depuis le départ des voyageurs et Cadieux ne
les avait pas encore rejoints. Trois d’entre eux remontèrent donc l’Outaouais. Arrivés
au portage des Sept-Chutes, ils trouvèrent un petit abri qui semblait abandonné et
décidèrent de pousser leurs recherches plus loin. Sur le chemin du retour, ils
aperçurent une croix de bois au bord d’un sentier. Cette croix fut plantée à la tête
d’une fosse dans laquelle gisait le corps de Cadieux à demi recouvert de branches
vertes. Sur la poitrine de ce dernier reposait un large feuillet d’écorce de bouleau
couvert d’écriture.
Cette écorce devait révéler le mystère de sa mort et en expliquer les circonstances.
Épuisé, inquiet et souffrant, Cadieux affaiblissait de jour en jour. Il avait vu et
reconnus ses sauveteurs, mais était resté figé de surprise et d’émotion. Lorsqu’il les
a vus s’éloigner, il perdit tout espoir et se prépara pour sa mort qu’il sentait proche.
Les coureurs de bois ont toujours entretenu une croix de bois sur l’île du Grand
Calumet à la mémoire de Cadieux. Au début du siècle, la croix a été remplacée par
un monument de pierre qui existe toujours.

James (Jacques) Baby (1763-1833)

Député, fonctionnaire, juge, lieutenant-colonel, officier de milice et propriétaire
foncier, James – baptisé Jacques Baby est un négociateur et une figure politique
des plus influents de son époque. Entre 1792 et 1830, on lui accorda plus de 115
postes ou commission d’importance diverse.
Vie politique :
Après ses études au Séminaire de Québec, il s’initie au monde des affaires en
Angleterre. Dès son retour au Canada, il se lance dans le commerce des pelleteries.
Loyal à la couronne Britannique depuis la conquête, Baby devient l’un des plus
importants fonctionnaires de l’ouest du Haut-Canada. Il est nommé au Conseil
législatif et au Conseil exécutif, ainsi qu’au poste de lieutenant du comté de Kent par
le lieutenant-gouverneur Simcoe. C’est en 1792 qu’il amorce une carrière politique
avec sa nomination au conseil législatif et exécutif du Haut-Canada. En 1793, il
accepte le poste de juge de la Cour de surrogate du district de Western.
Rassembleur de la milice locale, on lui confie le commandement du 1st Kent Militia
en 1794. Cette même année, en vertu du traité de Jay, il doit quitter Détroit et
s’établir à Sandwich (Windsor). En 1799, il est désigné pour occuper temporairement
la fonction de surintendant général adjoint des Affaires indiennes. Grand propriétaire
foncier, il acquiert entre 1793 et 1800 un grand nombre de terrains, à Sandwich, à
Newark (Niagara-on-the-Lake), à York ainsi que dans les cantons de Yarmouth,
Dorchester, Harwich, Malden, d’Aldborough et de Dunwhich.
Guerre de 1812 :
Lorsque la guerre contre les Américains éclate en 1812, il conduit la milice depuis
Sandwich jusqu’à Amherstburg. Baby a vu sa maison pillée en plus de subir
d’importantes pertes matérielles et foncières. Suite au décès de sa femme, il part
s’établir à York en 1815 ou il est nommé inspecteur général des comptes publics,
poste qu’il occupera jusqu’à sa mort. Il jouit de l’amitié de hommes politiques les plus
influent du Haut-Canada et il fait partie d’un groupe qui forme l’élite socio-politique
du Haut-Canada, connu sous le nom de Family Compact.
Après la guerre :
Étant l’un des commissaires responsables des propriétés confisquée et chargé de
disposer des biens de ceux qui avaient trahi leur pays pendant la guerre de 1812,
Baby est nommé arbitre du Haut-Canada dans la querelle qui l’opposait au Bas-Canada, en début 1823. L’arbitrage est couronné de succès et met fin à une période
particulièrement difficile de l’histoire financière de la province. Il meurt le 19 février
1833 à York (Toronto).

Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Clarke, John, « James (Jacques) Baby », dans Dictionnaire biographique du
Canada,
vol. VI, pp. 23-25.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 36.

Joseph Jos Montferrand (1802-1864)

La société canadienne-française du XIXe siècle a valorisé les hommes forts jusqu’à
en faire un culte; Jos Montferrand passe à la légende aux côtés de Louis Cyr et du
géant Beaupré. De nombreux auteurs canadiens présentent les exploits de Joseph
Montferrand et de ses adversaires. Les exploits de Montferrand sont véhiculés dans
une pièce de théâtre, composée en 1903, dans une dizaine d’articles et de livres et
dans des chansons populaires interprétés par La Bolduc (Mary Travers) et Gilles
Vigneault.
« Voyageur » montréalais, et pugiliste redouté et invaincu, homme fort et figure
légendaire, de son vivant Montferrand est considéré comme un héros national. Tour
à tour charretier, bûcheron, draveur, contremaître, guide de « cages », homme de
confiance des marchands de bois, Jos Montferrand allait pendant une trentaine
d’années mener la vie aventureuse des hommes de chantier dans la vallée de
l’Outaouais.
Ses exploits légendaires ont surtout pour cadre la région frontalière de l’Outaouais,
principalement Hull et Bytown, où le héros défend les Canadiens français contre les
brutalités des Irlandais. Les exploits les plus marquants que la tradition orale semble
lui avoir attribués sont la mise hors de combat des plus célèbres fier-à-bras et boulés
(“bully”) anglais, irlandais, écossais et noirs, la mise en déroute de 150 Shiners sur
le pont de Hull à Bytown, l’estampillage de son talon sur le plafond des tavernes
grâce à une culbute époustouflante, le lever de sa charrue à bout de bras et d’une
seule main.
Les exploits de l’homme fort qu’était Jos Montferrand ont marqué le XIXe siècle tout
autant que la légende de Cadieux l’avait fait pour le XVIIIe, de telle sorte que les
récits les mettant en scène ont été répétés à peu près sans interruption jusqu’à ce
jour.

Fils de François-Joseph Favre dit Montferrand, voyageur, et de Marie-Louise
Couvret, Joseph Montferrand dit Favre est né le 25 octobre 1802 à Montréal. Veuf
de Marie-Anne Trépanier, il épouse Esther Bertrand en secondes noces le 28 mars
1864, qui lui donne un fils posthume, Joseph-Louis. Jos Montferrand meurt à
Montréal le 28 mars 1864.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Côté, Jean, Jos. Montferrand, le magnifique, Montréal, Éditions Québécor, réédition
(de l’édition de 1980), 1994.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, pp. 250-251.
Goyer, Gérard et Jean Hamelin, « Jos Montferrand », dans Dictionnaire
biographique du Canada, vol. IX, pp. 620-623.
Massicotte. Edmond-Zotique, Athlètes canadiens-français. Recueil des exploits de
force, d’endurance, d’agilité, des athlètes et des sportsmen de notre race depuis le
XVIIIe siècle. Biographies. Portraits. Anecdotes. Records. Montréal, Librairie
Beauchemin, 1909.
[Sur Montferrand, voir pp. 77-90].
Montpetit, André-Napoléon, Nos hommes forts […], Québec, 1884.
Pichette, Jean-Pierre, Répertoire ethnologique de l’Ontario français : Guide
bibliographique et inventaire archivistique du folklore franco-ontarien, Ottawa, Les
Presses de l’Université d’Ottawa, Collection Histoire littéraire du Québec et du
Canada français, 1992, pages multiples.
Sulte, Benjamin, Histoire de Jos. Montferrand l’athlète canadien, Nouvelle édition
ornée de nombreuses gravures [Montréal, C.O. Beauchemin, 1899]; édition
antérieure : 1884. Collection Héritage du Québec, Montréal, Les Éditions de
Montréal, Collection « Héritage du Québec », 1975

Mgr Joseph Eugène Bruno Guigues (1805-1874)

Organisateur, administrateur, éducateur et littérateur, Mgr Guigues est le premier
évêque de Bytown (Ottawa). Supérieur provincial des pères oblats du Canada de
1856 à 1864, il se préoccupe de la réconciliation entre les Canadiens-français et les
Irlandais tout le long de son épiscopat. En 1848, il fonde un grand séminaire et le
collège de Bytown, qui deviendra plus tard l’université d’Ottawa.
Jeunesse en France :
C’est à l’age de 16 ans que Bruno Guigues entre au noviciat des Missionnaires de
Provence à Gap, France. Après des études dans un collège des jésuites puis au
noviciat des oblats, il fait ses études en théologie à Aix-en-Provence et est ordonné
prêtre oblat le 13 mai 1828. Le père Guigues prêche des missions en France de
1828 à 1844. Professeur de philosophie et économe au grand séminaire de
Marseille, il est nommé maitre des novices, puis en 1834 il est chargé de la
restauration du sanctuaire de Notre-Dame-de-l’Osier.
Vie au Canada :
Nommé supérieur de la maison Longueuil et provincial de sa congrégation au
Canada en 1844, le père Guigues est nommé premier évêque du nouveau diocèse
de Bytown le 9 juillet 1847. Mgr Guigues, communément appelé Mgr de Bytown,
repousse constamment les limites de son diocèse en fondant des paroisses qui
atteignent souvent des lieux for éloignés. Pour mieux le développer, il fonde une
société de colonisation en 1849. Il construit l’actuelle cathédrale et favorise le
maintien des écoles confessionnelles séparées et l’enseignement dans les deux
langues. Aux trois églises en pierre, aux trente chapelles en bois, aux huit prêtres
séculiers, et aux sept missionnaires oblats se sont ajoutés entre 1848 et 1873; trois
congrégations de femmes, 55 églises, 33 chapelles, 54 prêtres séculiers et 26
religieux oblats. À sa mort, la population catholique de son diocèse s’élève à 96 000
habitants. Il meurt à Ottawa le 8 février 1874.

Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Carrière, Gaston, Dictionnaire biographique des Oblats de Marie-Immaculée au
Canada, Ottawa, Éditions de l’Université d’Ottawa, 1977, tome II, pp. 123-124.
Carrière, Gaston, « Joseph-Bruno Guigues », dans Dictionnaire biographique du
Canada,
vol. X, pp. 352-354.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 175.
Dionne, René, Anthologie de la littérature franco-ontarienne des origines à nos jours,
tome 1 : les origines françaises (1610-1760), les origines franco-ontariennes (1760-
1865), Sudbury, Prise de parole, Collection Histoire de la littérature francoontarienne, 1997, pp. 543- 553.
Gladu, Louis de Gonzague, Monseigneur J.E.B. Guigues, 1er évêque d’Ottawa : sa
vie et ses œuvres, 1874.
Guindon, Roger, Coexistence difficile : La dualité linguistique à l’Université d’Ottawa,
volume 1 : 1848-1898, Ottawa, Les Presses de l’Université d’Ottawa, 1989, pp. 11-
17,
31-34, 50-54, 177-179.
Lamoureux, Georgette, Ottawa 1855-1876 et sa population canadienne-française,
tome II, Ottawa, chez l’auteur, 1980, pp. 188-192.
Sylvestre, Paul-François, Les évêques franco-ontariens (1833-1986), Hull, Éditions
Asticou, 1986, pp. 94-95

Joseph Balsora Turgeon (1816-1897)

Né à l’Assomption au Bas-Canada en 1816, il arrive à Bytown probablement en
1836, où il exerce le métier de forgeron puis travaille dans l’industrie du bois avant
de s’associer à un commerce de voitures.
Carrière à Bytown :
En 1844, il fait partie de la fanfare appelée « Les musiciens de Bytown » dirigée par
le Capitaine Paul Favreau. En 1848, il est élu conseiller municipal pour le quartier
nord de la Basse-Ville de Bytown, puis réélu en 1849. Cette même année, il est
nommé juge de paix. C’est en cette qualité qu’il tente d’apaiser la foule à une
assemblée publique tenue au marché Byward le 17 septembre 1849. L’assemblée
dégénère en une sanglante bagarre entre les deux factions politiques – les Tories et
les Reformers. Ainsi qu’entre les Canadiens-Français, Irlandais et Canadiens-Anglais. C’est cette journée que l’on surnomme « Stoney Monday ».
Vie politique :
En 1851 et en 1952, Turgeon est de nouveau élu conseiller municipal pour le
quartier centre. En 1852, il devient commissaire d’écoles puis fonde et devient le
premier président de l’Institut canadien-français. Membre d’un cabinet de lecture – le
Mechanics’ Institute, il proteste avec véhémence quand on propose l’exclusion des
Canadiens-Français. En quittant la salle, il annonce qu’il fondera un cercle littéraire
qui survivra longtemps après la disparition du cabinet de langue anglaise. En 1853, il
est élu maire de Bytown. C’est au cours de son mandat que Turgeon réussit à
obtenir des fonds pour les écoles de sœurs grises d’Ottawa. Il propose aussi que
Bytown obtienne le statut de ville et qu’elle prenne le nom d’Ottawa. Il siège de
nouveau à la commission scolaire en 1855. Puis est élu au comme conseiller
municipal en 1862. Avec l’avocat Richard W. Scott, il propose un système d’écoles
séparées à Ottawa.

Départ de la politique :
À la fin des années 1860, il se retire progressivement de la vie publique, et il se
retrouve agent général de la compagnie Mosgrove. En reconnaissance de ses
efforts soutenus pour la cause catholique, il est fait Chevalier de l’Ordre de St-Grégoire le Grand. Ami de l’Évêque de Bytown, Mgr Guigues, Turgeon a été, de par
ses fonctions officielles, l’hôte de plusieurs dignitaires venus à Bytown et Ottawa,
dont le Comte d’Elgin et de Kincardine, Gouverneur Général, Son Excellence Mgr
Bedini, nonce apostolique et le Capitaine Paul-Henry de Belvèze, Représentant de
Napoléon III. Il meurt à Hull, Québec le 17 juillet 1897.
Orientation bibliographique sur J.-B. Turgeon :
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française : francophonie nord-américaine hors Québec, Ottawa, Les Presses de l’Université d’Ottawa, 1988, p.
371.
Pelletier, Jean Yves, Joseph-Balsora Turgeon (1816-1897), fondateur et premier
président de l’Institut canadien-français d’Ottawa (1852) et premier maire canadien-français de Bytown (1853), Ottawa, chez l’auteur, 2002, 15 p. (Texte révisé : 2008

Joseph Marie Couture (1885-1949)

C’est à l’âge de 27 ans qu’il débute sa carrière de missionnaire à Spanish, Ontario.
Quelques années plus tard, il amorce un voyage vers le nord du lac Nipigon, en
canot. C’est aussi pendant cette époque qu’il est devenu prêtre. Sa force physique
et sa détermination lui ont valu le respect des Ojibwés, dont il apprend la langue. Ils
le surnomment Neendawishkang, qui signifie : Celui qu’on aime voir venir.
Carrière religieuse :
Après ses études au collège de Lévis, il entre au Noviciat des Pères Jésuites au Sault-au-Récolet en 1906. Il poursuit ses études en théologie et est ordonné prêtre en 1922,
à Montréal. Il s’installe ensuite à Longlac et obtient un hydravion, ce qui fait de lui le
premier prêtre aviateur du Canada, en 1933. Entre 1933 et 1940 il est surnommé
« père volant » (Flying Padre). D’abord accompagné de son fidèle pilote Louis
Brisson, il poursuit sa mission évangélique et son travail social puis, en 1936 il obtient
son brevet de pilote. Il suit une longue lignée de missionnaires ayant oeuvré dans le
nord de l’Ontario, tel le père Claude Allouez en 1667. Modeste, Il fait preuve d’une
grande générosité envers les autochtones de la région. Il meurt à Longlac en 1949.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Lorenzo Cadieux, De l’aviron à l’avion : Joseph-Marie Couture, Montréal,
Bellarmin, 1961. (Aussi paru sous le titre De l’aviron à l’avion, Joseph-Marie
Couture, biographie populaire, Gatineau, Imprimerie Brisson, 1959.

Joseph Beaulieu (1895-1965)

Né à Mattawa, ce folkloriste et compositeur est connu pour sa collection de chants
folkloriques et sa direction du groupe de jeunes chanteurs franco-ontarien : Les
Petits Chanteurs Céciliens. Il compose près de 200 chansons d’inspiration
folklorique e religieuse, incluant une opérette et une messe pour le Vatican.
Débuts :
Il arriva à Ottawa en 1915, ou il étudie le piano avec Oscar O’Brien, Amedé
Tremblay et Harry Puddicombe. Tous des enseignants et musiciens connus dans la
capitale. Il enseigne le piano, le chant et le commerce à l’Université d’Ottawa. En
1942, il obtient son baccalauréat en musique de l’école Vincent-d ’Indy à Montréal. Il
participe à des veillées musicales et à des tournées folkloriques avant de fonder les
Petits Chanteurs Céciliens.
Voyages :
Il voyage en Ontario et au Québec ou il recueille de nombreux chants folkloriques. Il
est nommé directeur adjoint de l’enseignement de la musique au ministère de
l’Éducation de l’Ontario, poste qu’il occupera pendant plus de vingt ans. Il s’installe à
North Bay, d’où il assume ses fonctions pour le gouvernement ontarien, tout en
enseignant la musique et le chant à des garçons de la communauté. Il meurt à North
Bay en 1965.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 42.
Encyclopédie de la musique au Canada, Helmut Kallmann, Gilles Potvin et Kenneth
Winters, Montréal, Fides, 1983, p. 66.
Fonds Joseph-Beaulieu, P40, Centre de recherche en civilisation canadiennefrançaise, Université d’Ottawa (Guide des archives du CRCCF, p. 16)

Jeanne Lajoie (1899-1930)

Dix ans après les manifestions organisée par les sœurs Desloges, Jeanne Lajoie
s’oppose à son tour à une persécution en défiant sa commission scolaire locale en
enseignant dans une école indépendante; L’école libre de Pembroke. Elle vient au
monde à Lefaivre et obtient un certificat d’enseignement bilingue à Vankleek Hill.
Enseignante :
Au début de sa carrière elle enseigne à Warrens, Azilda, Naughton et à Blezard
Valley avant d’être embauchée en 1923 à la St. John School à Pembroke. On
l’embauche pour donner des cours en français, à la demande de parents locaux.
Mais le climat causé par le Règlement 17 qui existera jusqu’en 1927 exacerbe les
tensions. Peu après son arrivée, Jeanne Lajoie est renvoyé sous prétexte qu’une
religieuse irlandaise peut enseigner le français.
Activiste :
Jeanne Lajoie écrit à l’Association canadienne-française d’éducation d’Ontario pour
l’informer de la situation. Des parents de Pembroke font circuler une pétition
demandant à la commission scolaire de réengager Jeanne Lajoie ou quelqu’un
capable d’enseigner en français. Face au refus des autorités de revenir sur leur
décision, le Cercle Lorrain, une association qui, sous le leadership d’Alfred Longpré,
crée une école libre dans une maison privée de Pembroke. Moins de deux mois
après le renvoi officiel de Jeanne Lajoie, 55 élèves francophones se présentent à sa
première classe sous les yeux de nombreux journalistes et de représentants de
l’ACFÉO. Elle y enseigne pendant trois ans, secondée par une deuxième institutrice.
Durant ses vacances d’été, Jeanne Lajoie s’emploie à recueillir des fonds pour ce
qu’elle appelle son œuvre, c’est-à-dire l’école libre nommée Jeanne d’Arc. Elle
devient rapidement une figure de proue et les journaux de langue française du
Québec et de l’Ontario font connaître la lutte qu’elle et ses compatriotes de
Pembroke livrent pour faire reconnaître leur droit à un enseignement en français. De
santé fragile depuis sa naissance, elle quitte l’enseignement en 1926, et entre dans
un sanatorium au Québec. Elle meurt à Montréal en 1930.

Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Bizier, Hélène-Andrée, « Jeanne Lajoie, la pucelle de Pembroke », dans L’actualité,
Montréal, 1er août 1990, pp. 59-60.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 198.
Femmes de vision : fiches biographiques et stratégies d’intervention
pédagogique, Lucie Brunet et al., [Ottawa], Association des enseignantes et des
enseignants franco-ontariens, novembre 1991, n.p.
Longpré, Alfred, L’Éveil de la race : un épisode de la résistance franco-ontarienne,
Pembroke, 1923-27, Préface de Victor Barrette, Ottawa, Éditions du Droit, 1930.
Bambo-Konghonzaud, Joël, « Jeanne Lajoie : l’expression d’une fierté », dans
L’Orignal déchaîné, Sudbury, 30 mars 1994, p. 5

Jean Conrad Lavigne (1916-2003)

En 1965, J.-Conrad Lavigne inscrit son nom dans l’histoire lorsqu’il réussit à mettre
en opération la plus grande compagnie de télévision privée au monde.
Alors qu’il est encore enfant, sa famille s’installe à Cochrane (Ontario), où il fait ses
études. Il exploite pendant quelque temps un petit commerce de boucherie, puis
s’engage dans l’armée en 1942. Combattant en Europe, il revient au Canada en
1946 avec le grade de capitaine. Peu après, il s’établit à Kirkland Lake où il achète
un hôtel.
Pendant quelques années il prépare secrètement un dossier pour obtenir un permis
pour ouvrir un poste de radio bilingue dans le nord de l’Ontario. C’est en 1952, qu’il
obtient à Timmins, où il a désormais élu domicile, le premier permis pour un poste
de radio francophone à l’extérieur du Québec : CFCL-AM; et en 1956, un permis
pour opérer un premier poste de télévision bilingue à Timmins : CFCL-TV. Le poste
de télévision CFCL télévision voit le jour le 1er juillet 1956.
Dans les années qui suivent, il met sur pied un réseau de télédiffusion, Mid-Canada,
dont il est le propriétaire (1955-1980) et qui s’étend à tout le nord-est ontarien :
Sudbury, CKNC-TV (1970); North Bay, CHND-TV (1970); Elliot Lake, CKXC-TV
(1970). À ces postes s’ajoutent, en 1977, Pembroke, CHRO-TV-5 et Ottawa, CHRA-TV-5.

Reconnu comme l’un des pionniers de la radiodiffusion au Canada, il reçoit en
1983 un doctorat honoris causa de l’Université Laurentienne de Sudbury afin de
souligner son dévouement dans le développement des communications. Ancien
président de l’Association canadienne des télédiffuseurs de langue française
canadienne (ACRTF), il reçoit en 1983 l’Ordre du Canada.
À la fin des années 70, Mid-Canada Communications (Canada) Corporation compte
10 postes de radio et de télévision : CFCL-AM, CFCL et CITO, à Timmins, CKNC et
CICI, à Sudbury, CHNB et CKNY, à North Bay, CHRO-AM et CHRO, à Pembroke, et
CHRO, à Ottawa.

Marié à Jeanne Canie, il est le père de sept enfants.
Né à Chénéville le 2 novembre 1916.
Il meurt à Timmins le 16 avril 2003 à l’âge de 86 ans.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Collection J.-Conrad-Lavigne, P282, Centre de recherche en civilisation canadienne-française, Université d’Ottawa (Guide des archives du CRCCF, pp. 150-151).
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 208.
Lavigne, J. Conrad, Tours de force, Vanier, Les Éditions L’Interligne, 1993

Jean-Marc Poliquin (1924-1982)

Fils d’Elphège Poliquin et de Gertrude Hould, Jean-Marc Poliquin est né à SainteAngèle-de-Laval (Nicolet, Québec) le 17 mars 1924 dans une famille de seize
enfants. Il fait ses études au Petit séminaire (juniorat) de Chambly et à l’Université
d’Ottawa. Étudiant très brillant, particulièrement doué pour les langues, Jean-Marc
Poliquin parle couramment quatre ou cinq langues, dont l’allemand et l’hébreu.
Sa carrière commence au Sénat et à la Chambre des communes où il est traducteur
entre 1948 à 1958. En 1955 il collabore une première fois au journal Le Droit, puis il
est journaliste, directeur de la page littéraire et rédacteur au quotidien Le Droit de
1958 à 1960.
Après un bref passage comme chef de cabinet de l’honorable Noël Dorion,
Secrétaire d’État dans le cabinet Diefenbaker, il retourne à la carrière de journaliste
au Nouveau Journal de Montréal en 1961-1962. Il est chroniqueur politique à Radio-Canada de 1964 à 1976, a été correspondant pour la Société Radio-Canada à Paris,
et ensuite rédacteur pour Le Soleil et à l’Action de Québec en 1976-1977.
Associé au service Édimédia, ses nombreux textes sont reproduits dans plusieurs
journaux français. De 1977 à 1978 il devient pigiste puis se retrouve animateur de
l’émission télévisée La Semaine parlementaire à Radio-Canada de 1978 à 1982.
Jean-Marc Poliquin a contribué à la publication de cinq livres en tant que traducteur
ou rédacteur français, sur des sujets variés, notamment sur Lester B. Pearson, le
Parlement canadien, la littérature anglaise et le centenaire du Canada (Canada
67/Expo 67). Par ailleurs, il est professeur à l’Université d’Ottawa et préside, en
1977, le Comité consultatif de langue française au Conseil scolaire d’Ottawa. En
1981-1982, il est un membre fondateur de la Société franco-ontarienne d’histoire et
de généalogie.
Marié à Annette Paris, il est le père de sept enfants. Un de ses fils, Daniel, a pris la
plume au début des années 80 et connaît un grand succès littéraire, tant en Ontario
qu’au Québec, dans les années 1990.

Jean-Marc Poliquin meurt à Ottawa à l’âge de 58 ans le 12 novembre 1982.
Orientation bibliographique :
DEMERS, Edgard, « Jean-Marc Poliquin : Un sens de l’humour rare », Le Droit,
novembre 1982.
GRATTON, Michel, « Poliquin : bien plus qu’un collègue », Le Droit, novembre 1982.
POLIQUIN, Daniel, « Le décès d’un juste », Le Droit, 13 novembre 1982.
POLIQUIN, Daniel, « Le père chez nous », La Presse, vers 2002 (?)

Jean-Éthier Blais (1925-1995)

Éthier-Blais est un homme de culture; par ses nombreuses lectures, ses voyages,
ses fréquentations intellectuelles, ses réflexions sur l’histoire et sur la condition
humaine, il atteint un impressionnant niveau de connaissances. La fierté que le
souverainiste québécois tirait de ses origines franco-ontariennes (naissance à
Sturgeon Falls et études chez les jésuites du Collège du Sacré-Cœur de Sudbury)
était bien connue.
Né Jean-Guy Blais, à Sturgeon Falls le 15 novembre 1925, il a fait son cours
classique au Collège du Sacré-Cœur de Sudbury et des études en lettres à
l’Université de Montréal; il a suivi des cours à l’École normale supérieure de Paris et
à et à l’Université de Munich et a préparé un doctorat ès lettres à l’Université Laval. Il
opte pour la carrière diplomatique. Entré au service du Ministère des affaires
extérieures pendant quelques années, il a été en poste à Paris, Varsovie et Hanoï,
avant de devenir professeur de lettres aux universités Carleton et McGill. Il a fait sa
marque comme écrivain et critique littéraire. Le respecté et redouté critique littéraire
signe une chronique dans Le Devoir, pendant plus de vingt ans, entre 1960 et 1989.
Il a réuni une partie de ses articles dans Signets (3 vol., 1967, 1967 et 1973). Il a
publié deux essais (Dictionnaire de moi-même, 1976); Autour de Borduas, 1979), un
récit de voyage culturel (Voyage d’hiver, 1986), trois recueils de nouvelles
(le Manteau de Rubén Darío, 1974; le Désert blanc, 1986; le Christ de Brioude,
1990), trois romans (Mater Europa, 1968; les Pays étrangers, 1982; Entre toutes les
femmes, 1988) et des mémoires (Fragments d’une enfance, 1989 et Le Seuil des
vingt ans, 1992).
Doué d’une intelligence exceptionnelle, il jouit d’une culture littéraire et historique,
d’une érudition phénoménale et maîtrise plusieurs langues, dont l’allemand et
l’italien. Montréalais, il partage son temps entre la métropole et l’Europe. Entre les
années 1970 et 1997, il passe ses mois d’été dans sa deuxième maison, en Tunisie.

Il meurt subitement à Montréal, à l’âge de 70 ans, le 12 décembre 1995, devant le
Consulat de Pologne, où on s’apprêtait à souligner les liens qui l’unissaient au
peuple polonais.
Œuvres principales de J. É.-Blais :
Signets I, II et III, Montréal, Cercle du livre de France, 1967, 1967 et 1973.
Mater Europa, Paris, Éditions Bernard Grasset, 1968.
Ozias Leduc et Paul-Émile Borduas, Montréal, Presses de l’Université de Montréal,
1973.
La Manteau de Rubén Dario. Nouvelles, Montréal, HMH, 1974.
Dictionnaire de moi-même, Montréal, Éditions La Presse, 1976.
Les Pays étrangers, Montréal, Leméac, 1982.
Le Désert blanc, Montréal, Leméac, 1987.
Entre toute les femmes, Montréal, Leméac, 1988.
Fragments d’une enfance, Montréal, Leméac, 1989.
Le Christ de Brioude, Montréal, Leméac, 1990.
Le Seuil des vingt ans, Montréal, Leméac, 1992.
Le Siècle de l’abbé; Groulx (Signets IV), Montréal, Leméac, 1993.
Minuit Chrétiens, Montréal, Leméac, 1994.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 138.
Dionne, René, Anthologie de la poésie franco-ontarienne, des origines à nos jours,
Sudbury, Prise de parole, 1991, pp. 92-95.
Doré, Martin (dir.), Jean Éthier-Blais : Une vie en écriture, Montréal, Les Éditions
Hurtubise HMH, 1997.
Éthier-Blais, Jean, Le choix de Jean Éthier-Blais dans son œuvre, Montréal, Guérin
littérature, 1989.
Éthier-Blais, Jean, Dictionnaire de moi-même, Montréal, La Presse éditeur, 1976.
(Réédition : Montréal, Leméac, Poche Québec, 1987).
Éthier-Blais, Jean, Fragments d’une enfance, Montréal, Leméac, 1989.
Éthier-Blais, Jean, Le Seuil des vingt ans, Montréal, Leméac, 1992.

Gay, Paul, dans René Dionne, Propos sur la littérature outaouaise et franco-ontarienne, II, Ottawa, CRCCF/ÉUO, 1978, pp. 188-194.
Gay, Paul, La Vitalité littéraire de l’Ontario français. Premier panorama, Ottawa, Les
Éditions du Vermillon, Collection « Paedagogus » no 1, 1986, pp. 41-42; pp. 153-
154.
Hamel, Réginald, John Hare et Paul Wyczynski, Dictionnaire des auteurs de langue
française en Amérique du Nord, Montréal, Éditions Fides, 1989, pp. 487-489.
« Jean Éthier-Blais déjoué par la mort », dans Le Devoir, Montréal, 13 décembre
1995, p. 1.
« L’écrivain Jean Éthier-Blais meurt à 70 ans », dans LeDroit, Ottawa-Hull, 14
décembre 1995, p. 27.
Rochon, Claude, « Jean Éthier-Blais : Jalons pour une biographie », dans Zone,
[Outaouais], février 1998, p. 19

Jeannine Séguin (1928-1999)

Enseignante dévouée, animatrice innée, organisatrice chevronnée, Jeannine Séguin
fut tour à tour présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants
franco-ontariens (AEFO), de l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO)
et de la Fédération des francophones hors Québec (FFHQ).
Née à Alexandria, Jeannine Séguin s’est distinguée par son dévouement à la cause
des francophones au sein d’associations professionnelles et communautaires
d’envergure locale, provinciale et nationale. Diplômée de l’École normale de
l’Université d’Ottawa, elle enseigne à Bonfield, à Alexandria et à Lancaster. Elle
obtient en 1959 un baccalauréat ès arts de l’Université d’Ottawa. À partir de 1960,
on la retrouve dans les écoles secondaires Saint-Laurent et Général-Vanier de
Cornwall. En 1969, elle devient titulaire d’une maîtrise en éducation et obtient six
ans plus tard un brevet de surintendante. Elle a depuis terminé sa scolarité de
doctorat.
De 1973 à 1980, Jeannine Séguin est directrice de l’école secondaire Saint-Laurent,
une école bilingue qui devient, sous son égide et à la suite d’une lutte acharnée,
l’école secondaire La Citadelle, une école de langue française. À partir de 1982, elle
agit comme consultante en éducation de langue française.
Ses activités bénévoles sont innombrables. De secrétaire et présidente de diverses
unités pédagogiques au sein de l’Association des enseignantes et des enseignants
franco-ontariens, elle en devient la présidente régionale puis la présidente
provinciale en 1973-1974. Membre du Bureau des gouverneurs de la Fédération des
enseignantes et des enseignants de l’Ontario, elle siège pendant sept ans au
Conseil supérieur des écoles de langue française et préside l’Association du
développement du curriculum de l’Ontario.
Élue à la présidence de l’Association canadienne-française de l’Ontario en 1978, elle
est une partisane dévouée de la cause culturelle, éducative et politique des Franco-
Ontariennes et des Franco-Ontariens. À titre de présidente de la Fédération des
francophones hors Québec de 1980 à 1983, elle défend avec conviction les droits
des communautés francophones.

Sur le plan régional, Jeannine Séguin s’associe à la fondation de la Caisse populaire
d’Alexandria et de la paroisse Sainte-Marie de Green Valley. De 1982 à 1991, elle
siège comme conseillère scolaire au Conseil des écoles séparées catholiques des
comtés de Stormont, Dundas et Glengary. Présidente-fondatrice de la Clinique
juridique populaire, elle est également l’âme dirigeante de Proaction, un
regroupement visant à élargir, rassembler et promouvoir des institutions à l’intention
des francophones de ces trois comtés.
En 1962, elle reçoit du pape Jean XXIII la décoration « bene merenti » en
reconnaissance de sa participation aux organismes éducatifs et religieux de son
diocèse. Son engagement, son expertise et sa compétence ont maintes fois servi les
Franco-Ontariens, notamment lors des crises scolaires de Cornwall et de
Penetanguishene.
En 1989, elle se joint à deux autres personnes de sa région (Cornwall, Crysler et
Maxville) pour entamer une poursuite judiciaire contre le gouvernement de l’Ontario,
afin d’obtenir la gestion des écoles et un financement équitable en matière
d’éducation pour les francophones (Séguin-Bourgeois-Landry).
Elle meurt à Cornwall à l’âge de 71 ans, le 23 novembre 1999.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Comtois, Martin, « Financement des écoles francophones : Poursuite maintenue
contre le ministère de l’Éducation », dans LeDroit, Ottawa-Hull, 8 avril 1998.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Les Presses de
l’Université d’Ottawa, 1988, p. 340.
Femmes de vision : fiches biographiques et stratégies d’intervention pédagogique,
Lucie Brunet et al., [Ottawa], Association des enseignantes et des enseignants
franco-ontariens, novembre 1991, n.p.
Fonds Jeannine-Séguin, P289, Centre de recherche en civilisation canadienne-française, Université d’Ottawa. (Guide des archives du CRCCF, pp. 200-201).
Le Discours franco-ontarien : textes choisis et réunis par Paul-François Sylvestre à
l’occasion du 75e anniversaire de l’ACFO, Ottawa, Les Éditions L’Interligne, 1985,
pp. 103-107.
« Merci à Jeannine Séguin », (signé Yves Breton), dans Le Droit, Ottawa, 12
décembre 1988, p. 11.

Jean-Marc Dalpé (1957-)

Tour à tour décrit comme le Michel Tremblay ou le John Steinbeck franco-ontarien,
Jean Marc Dalpé a remporté le Prix du Gouverneur général en théâtre pour sa
pièce Le Chien en 1989. La pièce a connu un grand succès partout où elle a été
présentée par le Théâtre du Nouvel-Ontario, pièce vue dans plusieurs villes
canadiennes et en France, notamment en français à Montréal comme en anglais à
Toronto.
Prix du gouverneur général en 1989, né à Ottawa d’un père francophone et d’une
mère anglophone, le dramaturge fait ses études d’art dramatique à l’école
secondaire De-La-Salle d’Ottawa, à l’Université d’Ottawa et au Conservatoire de
Québec. Ses premières expériences l’amènent à travailler avec l’Atelier d’Ottawa, la
Comédie des deux rives, le Centre national des Arts et Théâtre-Action.
Jean Marc Dalpé s’est fait entendre sur les grandes scènes de l’Ontario français,
que ce soit à la Nuit sur l’étang, au Festival franco-ontarien, à TFO, aux contacts
ontariens ou à l’antenne de la Société Radio-Canada. Comme un des membres
fondateurs de la troupe de la Vieille 17, Jean Marc Dalpé est intimement associé à la
démarche du théâtre engagé et railleur de la Vieille 17 et du Théâtre du NouvelOntario.
Ses textes et son théâtre ont été présenté ici, comme au Québec et en France, ont
été primées dans les milieux professionnels, scolaires et communautaires. Puis, par
son écriture dramatique, Jean Marc Dalpé devient vite un pilier du théâtre francoontarien. Homme de la scène, il est aussi poète; le style de sa poésie se prête bien
d’ailleurs au récital et au spectacle (comme en témoigne Cries et Blues, par
exemple, son concert rock axé sur les textes de plusieurs poètes franco-ontariens
tels que Patrice Desbiens et Robert Dickson, qui a soulevé l’enthousiasme de la
critique.). Sa pièce Le Chien, une coproduction du Théâtre du Nouvel-Ontario et du
Théâtre français du Centre national des Arts, créée à Sudbury le 24 février 1988 à la
Caverne de Science Nord est son grand succès et sera présentée dans plusieurs
villes canadiennes, de même qu’en France. Traduite, elle a même tenu l’affiche en
anglais au théâtre Factory de Toronto et suscitera l’intérêt des Torontois, du 11
novembre au 4 décembre 1988. Le Chien obtiendra le Prix du gouverneur général,
traduite en anglais.
Auteur de neuf œuvres, dont trois recueils de poésie, Les murs de nos
villages, Gens d’ici, et d’ailleurs, il signe des pièces qui connaissent le succès :
Hawkesbury Blues, Nickel avec Brigitte Haentjens, Les Rogers avec Robert Marinier
et Robert Bellefeuille, Eddy (trad. angl. : In the Ring), Lucky Lady. Ces deux
dernières ont été jouées au Stratford Festival.

Dalpé, dramaturge, poète et comédien, aura été un personnage marquant du théâtre
franco-ontarien de Penetanguishene à Sudbury en passant par Rockland et
Hawkesbury, puis Toronto, pour aboutir à Montréal.
S’adressant aux participants des États généraux du théâtre franco-ontarien, tenue à
l’Université d’Ottawa en mai 1991, Dalpé a affirmé : « Le voyage à faire effraie mais
la réparation est à ce prix ». Il obtient le prix du Nouvel-Ontario en 1992 puis, en
1997, il reçoit le prix Le Droit pour sa pièce Eddy et fut décoré la même année des
insignes de l’Ordre des francophones d’Amérique.
Même si Jean Marc Dalpé est établi à Montréal depuis le début des années 1990, et
qu’il s’est tenu loin des planches depuis huit années, il ne s’est jamais trop éloigné
du théâtre; il a participé à des spectacles de poésie et musique, à des lectures
publiques et aux Contes urbains du théâtre La Catapulte d’Ottawa. De plus, Dalpé
assume la présidence d’honneur du Gala artistique De La Salle, à Ottawa, en mai
1998. En juin 1998, on a pu voir comme comédien dans la pièce Les Pieds dans les
plats, à la ferme Lipial, de Ripon (Québec).
Né à Ottawa, Jean Marc Dalpé a fait ses études secondaires au Collège SaintAlexandre (Limbour) et à l’école secondaire De-La-Salle (Ottawa); il a étudié le
théâtre à l’Université d’Ottawa, au Conservatoire d’art dramatique de Québec et à
Paris. Comédien, il a fait partie de plusieurs troupes et joué dans une trentaine de
pièces. Dramaturge, il a composé Hawkesbury Blues (1982) et Nickel (1984) avec
Brigitte Haentjens, les Rogers (1985) avec Robert Marinier et Robert Bellefeuille,
puis Le Chien (1987, prix du Gouverneur général), qui fut un très grand succès.
Merveilleux poète oral, il a chanté, récité, déclamé et même joué ses poèmes avec
séduction devant maints publics et en de multiples occasions. Des chansons jouent
un rôle important à l’intérieur de ses deux premières pièces, en plus de les ouvrir et
de les fermer. Les Murs de nos villages (1980), recueil de poèmes qui s’inspirent de
la vie simple des ruraux, ont été portés à la scène. Les textes de Gens d’ici (1981)
sont nés pour accompagner « une série de vignettes audio-visuelles produites par
TV Ontario et commanditées par l’A.C.F.O. »; ils disent, racontent ou chantent, avec
force rhétorique, la grandeur et les misères du Franco-Ontarien d’hier et
d’aujourd’hui. Et d’ailleurs (1984) est le fruit d’un itinéraire personnel qui a conduit le
poète d’Ottawa à Sudbury, puis de New York à Paris, d’où il est revenu avec le goût
irrésistible des entrailles d’ « icitte ».

Œuvres principales de J.M.Dalpé :
• Les Murs de nos villages, Sudbury, Prise de parole, 1980.
• Gens d’ici, Sudbury, Prise de parole, 1981.
• Hawkesbury Blues, Sudbury, Prise de parole, 1982.
• Et d’ailleurs (avec Brigitte Haentjens), Sudbury, Prise de parole, 1984.
• Nickel, Sudbury, Prise de parole, 1984.
• Les Rogers (en collaboration), Sudbury, Prise de parole, 1985.
• Le Chien, Sudbury, Prise de parole, 1987.
• Eddy, Montréal/Sudbury, Boréal/Prise de parole, 1994.
• Lucky lady, Montréal, Boréal, 1995.
• Un vent se lève qui éparpille, Sudbury, Prise de parole, 1999. (Trad. :
Scattered in a rising wind, Burnaby, Talonbooks, 2003.)
• Il n’y a que l’amour, Sudbury, Prise de parole, 1999.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Beaulne, Brigitte et al., Le répertoire du théâtre franco-ontarien, Ottawa, Théâtre
Action, 1988.
Bousquet, « Robert, Les états généraux du théâtre franco-ontarien débutent : En
quête d’une nouvelle vision du théâtre », dans Le Droit, Ottawa-Hull, 18 mai 1991, p.
41.
Dalpé, Jean-Marc [sic], « Le théâtre, carrefour privilégié à l’heure de la prise de
parole », dans Le Droit, Ottawa-Hull, 27 mars 1990, p. 23.

Demers, Edgard, « Jean-Marc Dalpé [sic] au 15e Gala du Centre d’excellence De La
Salle [sic] », dans Le Droit, Ottawa-Hull, 10 avril 1998, p. 8.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 110.
Dionne, René, Anthologie de la poésie franco-ontarienne, Sudbury, Prise de parole,
1991,
pp. 154-159.
Gay, Paul, La Vitalité littéraire de l’Ontario français. Premier panorama, Ottawa, Les
Éditions du Vermillon, Collection « Paedagogus » no 1, 1986, pp. 48-50.
« Jean-Marc Dalpé [sic] honoré par le Québec », dans Le Droit, Ottawa-Hull, 15
mars 1997, p. 2.
O’Neill-Karch, Mariel, Théâtre franco-ontarien : espaces ludiques, Ottawa, Les
Éditions L’Interligne, 1992, pp. 85-102; pp. 103-120; pp. 139-157.
« Jean-Marc Dalpé [sic] : Un brin de sa vie est porté à l’écran », dans Le Carillon,
Hawkesbury, [s.d.?].
« Pour Le Chien, du théâtre franco-ontarien à la Steinbeck : Jean-Marc Dalpé [sic],
prix du gouverneur-général! », dans L’Express de Toronto, semaine du 7 au 13 mars
1989.
Sylvestre, Paul-François, Le répertoire des écrivains franco-ontariens, Sudbury,
Prise de parole, 1987, pp. 29-30.
Théâtre du Nouvel-Ontario, 20 ans, [en collaboration], Sudbury, Théâtre du NouvelOntario, 1991

Jeanne Françoise Mouè(1965-)

Originaire du Cameroun, Jeanne Françoise Mouè est très engagée dans le milieu communautaire. Elle agit comme accompagnatrice et aide sociale pour les femmes francophones victimes de violence conjugale. Elle a dirigé des organismes et des refuges voués à la protection des femmes violentées ainsi qu’à la défense de leurs droits.

Sa carrière d’intervenante a commencé au Centre des femmes de Toronto, où elle a occupé le poste de conseillère auprès des femmes survivantes d’agressions sexuelles de 1999 à 2002. En 2001, elle a contribué à mettre en place le Mouvement ontarien des femmes immigrantes francophones (MOFIF). Trois ans plus tard, de 2004 à 2006, elle a dirigé le Centre espoir Sophie à Ottawa. En 2006, elle est devenue la première directrice générale du centre Novas, qui soutient les femmes francophones victimes d’agression sexuelle.

Depuis 2012, elle est la directrice générale de « La Maison », première et seule maison d’hébergement qui appuie les femmes francophones violentées dans la région de Toronto.

Jonathan David(2000-)

Jonathan David est né le 14 janvier 2000 à New York, de parents haïtiens. Lorsqu’il a 3 mois, sa famille déménage à Port-au-Prince, mais vient finalement s’installer à Ottawa quand il a 6 ans. Adolescent, il s’inscrit au programme Sport-études de l’école Louis-Riel, où il excelle au soccer. Son talent lui vaut une place dans l’équipe des Hornets de Gloucester et chez les Internationals d’Ottawa. Son habileté et sa vitesse remarquables attirent l’attention du club belge K.A.A Gent, auquel il se joint à 18 ans.

Sur la scène internationale, la victoire 8-0 du Canada contre les Îles Vierges des États-Unis lance sa carrière. Il marque deux buts. Ses exploits comprennent également un record canadien de six buts à la Gold Cup de la Concacaf (Confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes) pour l’équipe nationale masculine, qui a atteint les quarts de finale pour le deuxième tournoi consécutif. Il a marqué deux buts dans le match d’ouverture face à la Martinique, a effectué un tour du chapeau contre Cuba, puis a marqué un sixième but contre Haïti. Il a réussi des passes décisives sur les buts de Lucas Cavallini dans le même tournoi.

En juin 2019, il est désigné joueur du mois au soccer canadien. Il est souvent comparé à Alphonso Davies, de Vancouver, qui joue au Bayern de Munich. Franco-ontarien parfaitement bilingue, Jonathan David fait la fierté du Canada au pays et à l’étranger.

K

LMNOP

Dr. Laure Rièse, O.C. OOnt (1911-1996) Dr. Laure Rièse, O.C. OOnt (1911-1996)
Marie Rose Turcot (1887-1977) Marie Rose Turcot (1887-1977)
L’honorable Napoléon Antoine Belcourt C.P. C.R. (1860-1932) L’honorable Napoléon Antoine Belcourt C.P. C.R. (1860-1932)
Omer Deslauriers, C.M. (1927-1999) Omer Deslauriers, C.M. (1927-1999)
Pierre Potier (1708-1781)

Dr. Laure Rièse, O.C. OOnt (1911-1996)

Suissesse originaire de Neuchâtel. Arrivée au Canada en 1928, elle passe plus de
soixante ans au service de la francophonie de Toronto. Elle est l’auteur de trois
ouvrages, d’une centaine d’articles et de traductions. Elle a poursuivi ses études
jusqu’au doctorat en littérature à l’Université de Toronto. Laure Rièse a toujours
voulu aller au bout d’une pulsion intérieure qui l’a menée dans un monde de
professionnels, dominé par les hommes.
Pendant 25 ans, la seule Canadienne au jury international de la Rose nouvelle de
Bagatelle à Paris et première femme présidente de l’Alliance française de Toronto,
elle a été la seule femme à prononcer une allocution au Service interconfessionnel
d’Actions de grâces au Roy Thomson Hall. Docteure en Lettre Sacrées du collège
Victoria de l’Université de Toronto, cette grande dame s’est dévouée pendant 45 ans
à l’enseignement. Ses expériences professionnelles sont considérables.
Pour ses étudiants anglophones, elle fait publier l’Âme de la poésie canadienne-française (1955) et Un peu de nouveau (1962). Ses amitiés nombreuses et ses
connaissances intimes du milieu littéraire français (en France) l’amènent à faire
paraître Les Salons littéraires parisiens, du Second Empire à nos jours (1962). Au
cours de sa carrière, Laure Rièse a contribué à de nombreux organismes, tels
l’Alliance française de Toronto, la Société canadienne de recherche littéraire, le
Salon français, l’Académie de l’art de vivre de Paris et la Société culturelle Canada-Suisse.
Par ses cours et par sa plume, elle a aidé le Canada anglais à mieux connaître la
culture française. Les dernières années de sa vie sont pleines de surprises et les
événements se suivent à un rythme effarant : elle participe à de nombreuses
émissions de radio, et elle incarne même un vieille dans des annonces publicitaires.
Enfin, président d’honneur du Salon du livre de Toronto au début des années 1990,
une école du conseil des écoles françaises de la Communauté urbaine de Toronto,
l’école Laure-Rièse, de Scarborough, est nommée en son honneur en 1993 et en
1994, un documentaire sur sa vie est produit par le bureau ontarien de l’office
national du film.

Laure Rièse à un parcours remarquable au travers d’un demi-siècle de l’histoire de
Toronto et de son époque. C’est aussi souligner l’influence qu’une femme a exercée
sur un certain milieu : universitaire et intellectuel. Professeur de français pendant 45
ans au Collège Victoria de l’Université de Toronto, Laure Rièse s’est liée d’amitié au
fil des ans avec certains des plus grands noms de la littérature canadienne et
européenne.
À la retraite, elle s’attache à l’école qui porte son nom et y prononce des causeries
et lit une quarantaine de contes qu’elle rédige pour les jeunes élèves. C’est une
autre Laure Rièse qui se démasque et les élèves la surnomment « Tante Laure ».
Elle lègue sa collection unique de lettres, dessins et œuvres littéraires autographiées
au Collège Victoria.
Au cours de sa vie, Laure Rièse a reçu plusieurs honneurs : Officier des Palmes
académiques, Chevalier de la Légion d’honneur, Commandeur de l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem, Ordre de L’Ontario et Ordre du Canada. Elle meurt à Toronto
le 27 mars 1996 à l’âge de 86 ans.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
L’Express de Toronto, 26 octobre-1er novembre 1994.
Desjarlais-Heynneman, Mireille, « La production littéraire de Laure Rièse », dans
L’Express de Toronto, 7-13 janvier 1992.
Rheault, Martine, « Laure Rièse : le Toronto français raconté à la première personne
», dans Le Métropolitain, Toronto, 23-29 novembre 1994, p. 12.
Thériault, Charles, « Laure Rièse : une vie consacrée au français », dans Le Droit,
Ottawa, 19 avril 1989, p. 22.
The Toronto Star, March 30, 1996, p. A12.

Marie Rose Turcot (1887-1977)

Romancière, nouvelliste et poète, Marie-Rose Turcot se ange parmi les premières
écrivaines et femmes journalistes de l’Ontario français. Elle est aussi une des
principales artisanes en recherches folkloriques aux côtés de Marius Barbeau.
Joseph Médard Carrière, François Brassard, Lionel Bourassa et Germain Lemieux.
Carrière d’écrivaine :
Elle suit des cours de philosophie et de littérature à l’Université d’Ottawa. Œuvrant
d’abord comme secrétaire u sein de divers ministères fédéraux, elle est promue en
1920 au poste de secrétaire du ministre H.S. Béland. Cette même année, elle se
lance dans l’écriture et sont conte, Nestor et Picolo est primé au concours de la
Société Saint Jean Baptiste de Montréal. Publié dans un recueil, « L’homme du
jour » c’est le début de sa carrière littéraire. En 1925 elle se rends à Washington,
États-Unis, à titre de secrétaire du conseil international des femmes, ou elle fait
connaissance d’une auteure estonienne qui l’incite à écrire, comme elle, les contes
de son pays.
Succès :
Ses contes sont publiés dans l’Oiseau bleu, une revue pour enfants, ils sont repris
en 1936 dans un recueil intitulé « Au pays des géants et des fées »., Le Carrousel,
un recueil de nouvelles considéré comme l’œuvre la plus réussie de l’auteur parait
en 1928. Entre 1930 et 1931, Marie-Rose Turcot relève sept contes auprès d’ainés
d’Ottawa et Montréal, ses contes ont engendrés pas mins de vingt titres durant une
période de 30 ans, certain seront publiés jusqu’à sept fois. S’affiliant au Cercle des
femmes journalistes, elle visite avec ce groupe l’Ouest canadien et les Maritimes.
Inspirée par ces voyages, elle écrit un roman Un de Jasper (1933).

Journaliste :
Comme le nouveau ministre ne voit pas d’un bon œil les activités littéraires et
l’allégeance politique de sa secrétaire, celle-ci quitte la fonction publique vers 1935
pour se consacrer au journalisme. En 1936, elle séjourne en Europe pendant deux
mois. De 1934 à 1950, elle collabore régulièrement à la page féminine du quotidien
Le Droit. Jusqu’en 1962, elle est chroniqueuse à Notre Temps, puis à Terre et Foyer
en 1962 et 1963. En 1940, elle co-anime, pendant six mois, une émission à
caractère littéraire à la station radiophonique CKCH. En 1935, Marie-Rose Turcot
devient membre de la Corporation Le Caveau, un regroupement de tous les
mouvements artistiques et littéraires d’Ottawa, où elle puise le soutien et la
stimulation nécessaires à son travail. Elle devient présidente de la Corporation des
lettres du Caveau, mais s’en désintéresse vers 1945 lorsque le regroupement
change d’orientation et se transforme en salon littéraire. Elle devient alors membre
de la Société des écrivains et de la Société d’étude et de conférences. À la demande
du folkloriste québécois Luc Lacourcière, Marie-Rose Turcot avait (entre temps)
consenti à présenter dans les cahiers des Archives de folklore (1946 et 1948) une
version plus authentique préparée d’après ses notes sténographiques. Vers la fin de
sa vie, sa santé devenant chancelante, son écriture reflète davantage une recherche
intérieure. Son autobiographie intitulée Simple aveu illustre cette dernière démarche.
Elle meurt à Orléans (Ontario) le 27 novembre 1977.
Œuvres principales de M.-R. Turcot :
• L’Homme du jour (contes et nouvelles), Montréal, Beauchemin, 1920.
• Le Carrousel (contes et nouvelles), Montréal, Beauchemin, 1928.
• Nicolette Auclair. Roman. Montréal, Louis Carrier, 1930.
• Stéphane Dugré (contes), Montréal, Beauchemin, 1932.
• Un de Jasper. Roman, Montréal, Éditions A. Lévesque, 1933.
• Au pays des géants et des fées. Contes de folklore canadien, Ottawa, Le
Droit, 1937; Montréal, Fides, 1951, 1955.
• Le Maître (récits et poèmes), Hull, Éditions de l’Éclair, 1940.
• La Belle Marie, Montréal, Fides, 1959.
• Les Bessons, Montréal, Fides, 1959.
• Le Chevreuil ensorcelé, Montréal, Fides, 1959.
• Le Chevreuil merveilleux, Montréal, Fides, 1959.
• L’Oiseau vert, Montréal, Fides, 1959.
• Souris, Montréal, Fides, 1959.
• Souris. Un conte de folklore canadien, Montréal, Fides, 1960.

Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Bellerive, Georges, « Marie-Rose Turcot » dans Brèves Apologies de nos auteurs
féminins, Québec, Garneau, 1920, pp. 128-129.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, pp. 369-370.
Femmes de vision : fiches biographiques et stratégies d’intervention pédagogique,
Lucie Brunet et al., [Ottawa], Association des enseignantes et des enseignants
franco-ontariens, novembre 1991, n.p.
Gay, Paul, La Vitalité littéraire de l’Ontario français. Premier panorama. Ottawa, Les
Éditions du Vermillon, Collection « Paedagogus » no 1, 1986, pp. 111-112.
Gay, Paul, « Marie-Rose Turcot. Une grande dame marquée par les fées de sa
jeunesse », dans Propos sur la littérature outaouaise et franco-ontarienne I.
Introduction et choix de textes par René Dionne, Ottawa, Université d’Ottawa, «
Documents de travail du Centre de recherche en civilisation canadienne-française »
no 11, février 1978, pp. 48-50.
Hamel, Réginald, John Hare, Paul Wyczynski, Dictionnaire des auteurs de langue
française en Amérique du Nord, Montréal, Éditions Fides, 1989, pp. 1314-1315.
Pichette, Jean-Pierre, Répertoire ethnologique de l’Ontario français : Guide
bibliographique et inventaire archivistique du folklore franco-ontarien, Ottawa, Les
Presses de l’Université d’Ottawa, Collection Histoire littéraire du Québec et du
Canada français, 1992, pages multiples

L’honorable Napoléon Antoine Belcourt C.P. C.R. (1860-1932)

Né à Toronto d’un père francophone et d’une mère anglophone, il fait ses études
primaires et secondaires au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières et étudie le
droit à l’Université Laval de Montréal, aujourd’hui l’Université de Montréal. Il est
admis au Barreau du Québec en 1882 et à celui du Haut-Canada en 1884. Il s’établit
à Ottawa en 1894, ou il est greffier du district judiciaire et avocat de la Couronne
pour le comté de Carleton.
Carrière politique :
En 1896, il se porte candidat aux élections fédérales et est élu député sous la guise
du parti Libéral. Réélu aux élections de 1900 et de 1904, il occupe le poste de
président de la Chambre des communes de 1904 à 1907. Entre temps, il est appelé
au Conseil Privé du Roi pour le Canada en 1905, puis, il est nommé au Sénat en
1907, poste qu’il occupa pendant 24 ans. Tout en occupant ses fonctions publiques,
il fonde et dirige un important cabinet d’avocats : Belcourt et Ritchie à Ottawa.
Revendications :
Toujours sénateur, Belcourt se fait élire président de l’Association canadienne-française d’éducation d’Ontario de 1910 à 1912 et de 1920 à 1930. Il défend la
cause des Canadiens-français d’Ontario contre le règlement 17 devant la Cour
suprême de l’Ontario et en 1916, au Conseil privé de Londres, alors le plus haut
tribunal du pays. En tant qu’orateur, il fait publier plusieurs conférences sur les droits
des franco-ontariens et sur le bilinguisme au Canada. Il écrit dans des journaux et
revues à thématiques légales, sociales et éducatives. Puis, il deviendra lui-même
propriétaire et éditeur du journal Le Temps d’Ottawa en 1910. Il travaille aussi au
sein de l’Unity League, qui regroupe les anglophones et francophones afin de
promouvoir les droits franco-ontariens.

Vie:
Membre de plusieurs associations fraternelles et de bienfaisance, il est également
directeur de corporations industrielles et financières en plus de siéger à des
organismes sociaux et culturels de la région d’Ottawa. En récompense pour ses
nombreux services, il reçoit les décorations de Chevalier Commandeur de l’Ordre de
Saint-Jean de Jérusalem, d’Officier de la Légion d’Honneur et de Chevalier
Commandeur de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand. Il meurt à son chalet de Blue
Sea Lake (Québec) en 1932.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Choquette, Robert, La foi gardienne de la langue en Ontario, 1900-1950, Montréal,
Éditions Bellarmin, 1987, pp. 213-219.
Le Discours franco-ontarien : textes choisis et réunis par Paul-François Sylvestre à
l’occasion du 75e anniversaire de l’ACFO, Ottawa, Les Éditions L’Interligne, 1985,
pp. 23-30.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 45.
Fonds Napoléon-Antoine-Belcourt, P133, Centre de recherche en civilisation
canadienne-française, Université d’Ottawa. (Guide des archives du CRCCF, p. 21).
Journal Le Droit, Ottawa, 8 août 1932, pp. 1-3, 5; 9 août 1932, pp. 1, 3, 4, 8;
10 août 1932, pp. 1-3.
Sylvestre, Paul-François, Nos parlementaires, Ottawa, Les Éditions L’Interligne,
1986, p. 81

Omer Deslauriers, C.M. (1927-1999)

Il fait ses études primaires à l’école Saint-Joseph de Hawkesbury (1933-1940) et ses
études secondaires à l’Académie De-La-Salle à Ottawa puis fait son École normale
pour l’enseignement élémentaire à Ottawa en 1948. Il obtient son baccalauréat ès
arts de l’Université d’Ottawa en 1953 et une maîtrise à l’Université du Latran à Rome
en 1965.
Il entre chez les Frères des écoles chrétiennes dans les années 1940. Il enseigne à
Hull (1947-1948), à l’école Brébeuf d’Ottawa (1949-1955), à l’Académie De-La-Salle
d’Ottawa de 1955 à 1962 et de 1965 à 1968. Il est enseignant au Pavillon des 13e
années en 1968-1969 et est directeur de l’Académie De-La-Salle en 1969-1970. De
1970 à 1974, il est directeur de l’école secondaire Champlain à Ottawa.
Retraité de l’enseignement, il s’installe à Toronto en 1975 où il est surintendant des
programmes français à l’Office de la télévision éducative de l’Ontario. Il travaille
ensuite à la fonction publique ontarienne comme conseiller au ministère des affaires
intergouvernementales, sera nommé délégué général de l’Ontario auprès de la
Communauté européenne à Bruxelles (1981-1985). Il prend sa retraite en 1987.
Il est membre du conseil d’administration de l’Association des Parents-Instituteurs de
l’Ontario (1966-1971) et vice-président de l’Association canadienne d’éducation de
langue française (1976). Il est tour à tour président de l’Association des enseignants
franco-ontarien (1960-1961), président de l’Association des écoles secondaires
privées franco-ontariennes (1965-1969), de l’Association canadienne-française de
l’Ontario (1972-1974), du Conseil consultatif de langue française du Conseil
d’éducation de Toronto (1977) et du Conseil des affaires franco-ontariennes (1975-
1981).
Omer Deslauriers est un des principaux instigateurs de la fondation du Collège de
technologie agricole et alimentaire d’Alfred, de l’Association des juristes d’expression
française de l’Ontario (AJEFO) et de la Loi sur les services en français (loi 8) en
1986. Il est aussi le principal artisan de la création du Centre médico-social
communautaire francophone de Toronto en 1989 et en assume la présidence
pendant quelques années. Il fonde, en 1991, avec Claudia Lebeuf, le Regroupement
des intervenant.e.s francophones en santé et services sociaux de l’Ontario
(RIFSSSO).

Il est fait membre de l’Ordre du Canada en 1996, l’Ordre de la francophonie, l’Ordre
du mérite franco-ontarien, des Chevaliers de Colomb, 4e degré, du Club Richelieu. Il
a été nommé en 1997 Personnalité Richelieu International.
Le Centre d’accueil Héritage à Toronto nomme en son honneur le Pavillon Omer-Deslauriers tandis que l’Ordre du mérite franco-ontarien crée le Prix Omer-Deslauriers. En 1999, le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario rebaptise
l’école secondaire Champlain en la nommant l’école secondaire publique
Deslauriers.
En septembre 2000, à titre posthume, le Conseil scolaire de district catholique
Centre-Sud à Toronto nomme son siège social « Le centre d’éducation catholique
Omer-Deslauriers ».
Né à Hawkesbury le 21 septembre 1927, il meurt à Toronto le 11 avril 1999 à l’âge
de 72 ans. Il est l’époux de Norah Paquette.
Orientation bibliographique sur Omer Deslauriers :
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française : francophonie nord-américaine hors Québec, Ottawa, Les Presses de l’Université d’Ottawa, 1988, p.
117.
Répertoire des ressources franco-ontariennes 1982, Ottawa, Francophonie
ontarienne, pp. 81-82.
La revue Infomag, Ottawa, vol. 3, no 2

Pierre Potier (1708-1781)

Né en 1798, à Blandain en Belgique, Pierre Potier est surnommé “bouche Belgique”.
En tant que père jésuite, il est envoyé en Nouvelle-France pour y diriger, dès 1744,
la mission de l’île aux Bois-Blancs (aujourd’hui Bob-Lo Island, sur la rivière Détroit).
En 1767, il fonde la première paroisse en Ontario : Notre-Dame-de-l ’Assomption,
sur une des rives de la rivière Détroit.
Au Haut-Canada :
Missionnaire chez les Hurons et les Français de Détroit (Windsor) de 1744 à 1781,
le jésuite belge Pierre Potier a laissé une documentation considérable. Documents
indispensables pour l’étude de la formation des missionnaires jésuites et du travail
d’évangélisation en Nouvelle-France, les écrits de Potier touchent la théologie, la
philosophie, la morale, l’écriture sainte, les langues (latine, française, huronne), les
sciences, l’administration de la mission, sans parler des notes sur les ouvrages de
piété ou de dévotion, des itinéraires de voyages et de la correspondance. La partie
la plus originales demeure toutefois le lexique des façons de parler en Nouvelle-France, un répertoire terminologique de première importance.
Écrits :
C’est en 1758 qu’il écrit son recueil sur les façons de parler proverbiales, triviales,
figurées des Canadiens au XVIIIe siècle. Cette œuvre constitue le premier et seul
lexique du français parlé en Nouvelle-France. Son recueil, « Façons de parler et
termes français 1731-1791 » compte environ 1500 mots et expressions populaires
relevés dans la conversation de l’entourage immédiat du père Potier. Ses « livres de
compte de la mission huronne de Détroit et de la paroisse Notre-Dame-de-l’Assomption de la Pointe-de-Montréal (Windsor) 1733-1791 » contiennent
également de nombreux termes techniques relatifs à la culture matérielle. Il meurt à
Sandwich (Windsor) le 16 juillet 1781.
Citations :
Voir Peter W. Halford, Le Français des Canadiens à la veille de la conquête.
Témoignage du père Pierre Philippe Potier, s.j., Ottawa, PUO, 1994.
Œuvres principales de P. Potier:
Voir les ouvrages de Peter W. Halford, ibid., et de Robert Toupin, Les écrits de
Pierre Potier, Ottawa, PUO, 1996.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Almazan, Vincent, Français et Canadiens dans la région du Détroit aux XVIIe et
XVIIIe siècles, Collection Documents historiques no 69, Sudbury, Société historique
du Nouvel-Ontario, 1979.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 290.

Halford, Peter W., Le français des Canadiens à la veille de la conquête. Témoignage
du père Pierre-Philippe Potier, s.j., Préface de André Lapierre, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, Collection Amérique française, 1994.
Hamel, Réginald, John Hare et Paul Wyzcynski, Dictionnaire des auteurs de langue
française en Amérique du Nord, Montréal, Fides, 1989, pp. 1110-1111.
Toupin, Robert, Les écrits de Pierre Potier, Collection Amérique française, Ottawa,
Les Presses de l’Université d’Ottawa, 1996.
Toupin, Robert, « Pierre-Philippe Potier », dans Dictionnaire biographique du
Canada, tome 4, 1980, pp. 692-693.

Q

RSY

René Robert Cavalier, Sieur de la Salle (1643-1687) René Robert Cavalier, Sieur de la Salle (1643-1687)
Robert Gauthier 1(902-2001) Robert Gauthier 1(902-2001)
Dr. Séraphin Marion, O.C. MRSC(1896-1983) Dr. Séraphin Marion, O.C. MRSC(1896-1983)
Yaovi Hoyi(N.D) Yaovi Hoyi(N.D)

René Robert Cavalier, Sieur de la Salle (1643-1687)

Un des plus importants explorateurs du continent nord-américain du 17e siècle, il est
fondateur de Lachine, et seigneur de Cataracoui qui deviendra Kingston. Il explorera
plusieurs cours d’eau d’Amérique du Nord, chose qui lui permet d’ajouter
d’immenses territoires à la colonie française.
Arrivée en Nouvelle-France
Avec un oncle dans la compagnie des Cent-Associés ainsi qu’un frère sulpicien à
Montréal, de la Salle se rend en Nouvelle-France en 1667. On lui concède une
seigneurie dans l’île de Montréal, qu’il vend pour financer un voyage d’exploration.
En 1669 il se met en route vers les Grands Lacs, déterminé à trouver la route de la
Chine.
Exploration
En 1673, il fait partie de l’expédition de Frontenac sur le lac Ontario. Il dirige la
construction du fort Cataracoui qu’il commande en 1675. En 1678 le Roi de France
lui donne la permission d’explorer l’ouest de l’Amérique du Nord, entre la Nouvelle-France, la Floride et le Mexique. Il remonte la rivière Niagara jusqu’aux lacs Huron et
Michigan. En 1680 il se rend au Sault Sainte-Marie. Il se rends jusqu’aux bouches
du Mississipi, de la rivière Arkansas en 1681. De la Salle prit possession d’un
territoire en 1682 et lui donne le nom de Louisiane, en l’honneur du roi Louis XIV.
Établissement d’une colonie.
Avec le support matériel du roi de France il prépare un projet de colonisation de la
Louisiane en 1683. Il quitte la France en passant par Saint-Domingue, puis Cuba
vers le Mississipi. Il rate sa cible et passe deux ans au Texas. En 1685, avec 180
femmes et hommes, il tente d’établir une colonie en Louisiane. Son établissement
est un échec, et son périple prends fin lorsqu’il est assassiné par un de ses
hommes. Encore à ce jour, de la Salle demeure un des personnages les plus
controversé de Nouvelle-France.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Cazaux, Yves, Le rêve américain : de Champlain à Cavelier de La Salle, Paris, Albin
Michel, 1988.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 207.
Dupré, Céline, « René-Robert Cavelier de La Salle », dans Dictionnaire
biographique du Canada, vol., I, pp. 178-190.

Leprohon, Pierre, Cavelier de La Salle, fondateur de la Louisiane, Paris, André
Bonne, Collection Grand documentaire illustré, 1984.
Leprohon, Pierre, Le destin tragique de Cavelier de La Salle, Paris, Nouvelles
Éditions Debresse, 1969.
Muhlstein, Anka, Cavelier de La Salle, ou, L’homme qui offrit l’Amérique à Louis XIV,
Paris, 1993. (Traduit en anglais par Willard Wood, La Salle : explorer of the North
American frontier, New York, Arcade Publishing, 1994).
Osler, E[dmund] B[oyd], La Salle, Don Mills, Longmans Canada, 1967.
Viau, Roger, Cavelier de La Salle, Tours, Mame, Série Figures canadiennes, 1,
1960.

Robert Gauthier 1(902-2001)

Si Robert Gauthier ne s’était pas lancé en éducation, le système des écoles
françaises en Ontario n’aurait pas la même vigueur.
Ainé d’une famille de sept enfants, il déménage à Ottawa en 1911 alors que son
père, un médecin est élu député de Gaspé à la Chambre des communes. À l’âge de
12 ans, Robert Gauthier prend le chemin du collège. Il est inscrit à l’Université
d’Ottawa, il y passe sept ans avant d’accepter un poste de commis pour le
recensement. Deux ans plus tard, il retourne aux études et obtient son baccalauréat.
En 1926, il obtient son diplôme d’enseignant des école secondaires du collège de
l’éducation de Toronto. Il est nommé adjoint du principal de l’école modèle de
Vankleek Hill, l’une des trois institutions assurant la formation des maîtres pour les
écoles bilingues.
À la suite de l’abolition du règlement 17, Robert Gauthier est embauché comme
inspecteur des écoles françaises et bilingues et arrive à Cochrane en novembre
1927. Il est, a 25 ans, le plus jeune inspecteur jamais nommé. I sera pendant dix ans
l’inspecteur des écoles de Windsor-Essex.
En 1937, il devient le directeur de l’enseignement français en Ontario, il arrive à
Toronto le 12 juillet en pleine procession Orangiste. Dès son entrée en fonction, il
complète un recensement complet du système qui met en évidence un
encombrement anormal d’élèves dans les classes inférieures. Dès élèves qui ont
jusqu’à 15 ans sont encore en 1ère et 2e années, le nombre d’élèves qui atteignent la
8
e année est minime, 26% alors que ce nombre est de 80 à 90% du côté
anglophone.
L’une de ses premières réalisations pour enrayer cette sérieuse lacune scolaire
consiste à établir un concours annuel de français à l’élémentaire (1938) et au
secondaire (1943) au travers la province. Ce concours qui réunissait à Ottawa des
enseignants, commissaires et parents a donné naissance à l’association des
enseignants franco-ontariens et aux Associations parents-instituteurs. Le concours
depuis 1938 aide de nombreux franco-ontariens à poursuivre des études
universitaires en français.
En 1949, il va étudier les méthodes d’enseignement du français dans six pays
européens et en revient très impressionné. En 1950 il fonde les jardins d’enfants
dans les écoles française en plus de créer des cours de correspondance en français.
Il a joué un rôle de premier plan dans l’établissement de l’école secondaire
d’Eastview (aujourd’hui l’école secondaire André-Laurendeau) une des premières
écoles secondaires publiques de langue française de l’Ontario.
La méthode Tan-Gau, issue de ses recherches pédagogiques sert d’inspiration pour
l’émission « Chez Hélène ». Après 38 années de service au ministère de
l’Éducation, dont 27 comme directeur des écoles françaises, Robert Gauthier a pris
sa retraite en 1964 et a enseigné la littérature française à l’Université des Antilles
jusqu’en 1966. En 1967, il était chef de l’inspection dans les écoles de langues de la
Fonction publique du Canada.

Marié à Juliette Roy, il est le père de quatre enfants. Né à Cap-Chat, en Gaspésie, le
10 avril 1902, du mariage de Louis-Philippe et de Marie-Antoinette Thibault. Il meurt
à Ottawa le 25 mars 2001 à l’âge de 99 ans.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Barrette, Jean-Marc et Josée Therrien. Hommage aux Premiers Prix. Textes
d’hommages, palmarès complet des Premiers Prix, textes composés par les lauréats
et les lauréates du Concours provincial de français de l’Ontario, photographies,
documents d’archives, Ottawa, Association des anciens de l’Université d’Ottawa,
1992.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, pp. 163-164.
Fonds Robert-Gauthier, P255, Centre de recherche en civilisation canadienne-française, Université d’Ottawa (Guide des archives du CRCCF, pp. 108-109).
Gauthier, Robert, Questions de langue, question de fierté, Vanier, Éditions
L’Interligne, 1993.
Morin, Daniel, « 38 années au service des écoles françaises », dans Le Droit,
Ottawa,
14 mai 1984; « Enseignement en français : tout change en 1927 » et « Des progrès
par étapes », dans Le Droit, Ottawa, 14 mai 1984.
« Retrouvailles des anciens lauréats du concours de français », dans Le Droit,
Ottawa,
17 janvier 1985, p. 40.
Sylvestre, Paul-François, Le Concours de français : une page d’histoire franco-ontarienne, Sudbury, Prise de parole, 1987, pp. 25-29; pp. 55-63

Dr. Séraphin Marion, O.C. MRSC(1896-1983)

Illustre universitaire, conférencier en grande demande et grand défenseur des droits
des Franco-Ontariens, il agit à titre de maître à penser de l’Ontario français. Il reste
en mémoire par ses écrits et ses discours, et son travail acharné pour la défense
des droits Franco-Ontariens.
Études :
Il fait ses études primaires à l’école Garneau des Sœurs Grises-de-la-croix d’Ottawa.
Il poursuit ses études classiques au Collège des Oblats d’Ottawa (qui deviendra
l’Université d’Ottawa). En 1918, il entre au noviciat des pères oblats à Ville LaSalle,
Québec. Il renonce toutefois à la vie religieuse et retourne à l’Université d’Ottawa ou
il obtient une maîtrise ès arts.
Universitaire :
Séraphin Marion est professeur à l’Université d’Ottawa en 1918. En 1919 il part à
Paris où il étudie les civilisations françaises à la nouvelle université de Paris. De
1920 à 1925, il est professeur agrégé au Collège Militaire Royal du Canada à
Kingston, en 1923 il obtient un doctorat ès lettres de la nouvelle université de Paris.
En 1925, il débute une carrière au service des archives publiques du Canada il y
restera jusqu’en 1955. Il est également, professeur de littérature françaises à
l’Université d’Ottawa. il devient président de la Société des Conférences de
l’Université d’Ottawa en 1927, et devient conférencier officiel de l’Association of
Canadian Clubs ce qui l’amène à prononcer des conférences dans les grandes villes
du Canada. Il reçoit un doctorat ès lettres de l’Université de Montréal en 1933.
Auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur la littérature canadienne-française, un de ses
ouvrages sera couronné par l’Académie française qui lui remet sa médaille de
vermeille en mai 1933.
Honneurs :

De 1945 à 1950, il est secrétaire général de la Société Royale du Canada et en juin
1955, il reçoit la médaille Tyrrell de cette Société. En 1966, il reçoit un doctorat
honoris causa du Collège Militaire Royal du Canada à Kingston. En 1972, il reçoit la
médaille d’argent du Conseil de la vie française en Amérique. La Ligue universelle
du Bien Public de Paris lui offre en 1974, sa grande médaille de vermeil. Il devient
président d’honneur de l’Institut canadien-français d’Ottawa en 1975, et devient
officier de l’ordre du Canada en 1976. En 1980, il devient membre de l’Ordre de la
Francophonie (Pléiade), il est aussi récipiendaire de la médaille d’argent « Bene
merenti de patria » de la Société Saint-Jean-Baptiste en 1982. Il meurt à Ottawa en
1983 à l’âge de 87 ans
Œuvres principales de S. Marion :
• Relations des voyageurs français en Nouvelle-France au XVIIe siècle, PUF,
1923.
• Un pionnier canadien. Pierre Boucher, Louis-A. Proulx, 1927.
• En feuilletant nos écrivains. Étude de littérature canadienne, Librairie d’action
canadienne-française, 1931.
• Sur les pas de nos littérateurs, Éditions Albert Lévesque, 1933.
• Les lettres canadiennes d’autrefois, 1939-1958, 9 tomes, ÉUO/Éditions
l’Éclair.
• Origines littéraires du Canada français, Éditions l’Éclair/ÉUO, 1951.
• Hauts faits du Canada français, relevés et commentés par des Anglophones,
ÉUO, 1972.
Orientation bibliographique et repères archivistiques :
Carrière, Fernan et al., Sur les pas de Séraphin Marion, Montréal, Service des
transcriptions et dérivés de la radio, Société Radio-Canada, 1980.
Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses
de l’Université d’Ottawa, 1988, pp. 235-236.
Fonds Séraphin-Marion, P106, Centre de recherche en civilisation canadienne-française, Université d’Ottawa (Guide des archives du CRCCF, p. 167).
Gay, Paul, La Vitalité littéraire de l’Ontario français. Premier panorama, Ottawa, Les
Éditions du Vermillon, Collection « Paedagogus » no 1, 1986, pp. 150-152.
Gay, Paul, Séraphin Marion : la vie et l’œuvre, Collection Visages, Ottawa, Les
Éditions du Vermillon, 1991.

Hamel, Réginald, John Hare et Paul Wyczynski, Dictionnaire des auteurs de langue
française en Amérique du Nord, Montréal, Éditions Fides, 1989, pp. 943-944.
Lavoie, Eugène, Le Séraphin Marion de Paul Gay, dans LeDroit, Ottawa-Hull, 7
octobre 1991, p. 15.
Ressources franco-ontariennes 1978, [Lévesque, Gérard], Ottawa, Francophonie
ontarienne, 1978, pp. 106-107.
« Séraphin Marion 1896-1983 » dans Bulletin des anciens, Université d’Ottawa,
janvier 1984, vol. 34-1, p. 31.
Journal Le Droit, Ottawa, 30 novembre 1983, p. 2; 1er décembre 1983, p. 2.
Voir le fonds Séraphin-Marion au Centre de recherche en civilisation canadienne-française de l’Université d’Ottawa

Yaovi Hoyi(N.D)

Yaovi Hoyi, bien connu sous le nom de Yao, est un musicien franco-ontarien de renom. Né en Côte d’Ivoire, il y a vécu la majeure partie de son enfance. Ses parents, Togolais d’origine, déménagent à Ottawa quand Yao a 13 ans et l’inscrivent à l’école secondaire publique De la Salle, en théâtre et en écriture littéraire. À l’Université d’Ottawa, il obtient un baccalauréat en sciences sociales, en sciences politiques et en administration. En 2012, il décide de se consacrer entièrement à la musique. Il occupe le poste de directeur artistique de sa maison de disque, Intello-Productions.

Ses premiers écrits reflètent ses problèmes d’adaptation à un nouveau pays, à une nouvelle ville et, pour la première fois, à un environnement majoritairement anglophone. Il traite d’appartenance et d’intégration. En développant sa nouvelle identité, Yao n’oublie pas ses origines, qu’il préserve et valorise comme un atout à célébrer.

À l’aise avec les jeunes, il les inspire à travers ses chansons et son style unique. Il retourne régulièrement à l’école De la Salle, sa « deuxième maison », pour les rencontrer et se ressourcer.

En 2017, Yao remporte la compétition de composition de chanson canadienne dans la catégorie « Musique francophone », avec son morceau Dans le sang. La même année, il reçoit la médaille du 150e anniversaire de la Confédération, parmi 12 Franco-Ontariens « qui par leur passion et leur travail, ont contribué à l’amélioration de la vie de leurs concitoyens et ont fait rayonner leur communauté au-delà de leurs frontières ».

En 2018, il reçoit le Prix des artistes en éducation de la Fondation des arts de l’Ontario et le prix Coup de foudre de Réseau Ontario de la part de Contact ontarois. Ses talents sont salués par plusieurs réseaux de diffusion francophones, qui lui ont offert la possibilité de faire une tournée de 42 spectacles dans 36 différentes communautés francophones du Canada.